Les progrès du cyber-crime met à mal les actions de la cybersécurité

Nos clients s'expriment tous les jours dans la Presse. Régulièrement, nous synthétisons pour vous leurs prises de parole les plus importantes. Dans cette édition, Remake AM, Galilee AM et La Financière d’Orion.

  • Zoom sur Les SCPI « sans frais » 
  • La gestion sous mandat face au défi de l’automatisation
  • Sécuriser son épargne, sans céder au tout-prudentiel

Zoom sur Les SCPI « sans frais » 

La concurrence entre les SCPI se joue désormais moins sur la promesse de rendement que sur la structure des frais. 

Les SCPI sans frais d’entrée répondent aux attentes d’une clientèle plus jeune et plus digitale. La souscription en ligne, les versements programmés et le réinvestissement des dividendes rendent ces produits plus accessibles. Comme le souligne David Seksig, cofondateur de Remake AM, l’objectif initial était de rapprocher la structure de frais des organismes de placement collectif : supprimer la commission prélevée à l’entrée, tout en rémunérant davantage la gestion et le déploiement de la collecte.

Cette transformation modifie également la relation avec les distributeurs. Ceux-ci sont davantage rémunérés dans la durée, selon les encours gérés, ce qui contribue à augmenter les frais de gestion, parfois jusqu’à 18% des loyers.

David Seksig insiste néanmoins sur les risques liés à la course à la taille. Une SCPI doit atteindre une dimension suffisante pour attirer des talents, acquérir de bons actifs et soutenir sa croissance. En supprimant une source immédiate de revenus, le modèle sans frais de souscription peut fragiliser les sociétés de gestion les plus récentes.

Ainsi l’avantage commercial de l’absence de frais d’entrée s’atténue avec le temps. Pour une durée de détention recommandée d’au moins dix ans, le niveau global des frais devient souvent comparable à celui des SCPI traditionnelles. L’investisseur doit donc examiner l’ensemble du modèle économique, et non se limiter à l’étiquette « sans frais ».

 Une faiblesse boursière face à la menace des cyberattaques. 

Les actions de la cybersécurité traversent une période difficile en Bourse, alors que les besoins des entreprises et des particuliers atteignent des niveaux inédits. SMS frauduleux, hameçonnage et rançongiciels, le cybercrime est devenu une véritable industrie.

Aurélien Lux, analyste financier chez Galilee AM, souligne l’essor du Cybercrime-as-a-Service. Les outils malveillants, les accès aux infrastructures et les kits d’attaque se louent désormais comme des services numériques classiques. Selon lui, le coût mondial de la cybercriminalité pourrait atteindre près de 10 000 milliards de dollars en 2025.

L’intelligence artificielle accentue cette pression. Elle améliore les systèmes de défense, mais facilite aussi l’automatisation des attaques : leur nombre aurait progressé de 89% en 2025. Pour Galilee AM, cette évolution confirme le caractère structurel de la demande en cybersécurité.

Aurélien Lux estime que les turbulences boursières ne remettent pas en cause la tendance de fond. L’essor de l’IA, la multiplication des data centers et la dispersion des données renforcent les investissements nécessaires en cyberdéfense. Le repli des valorisations pourrait ainsi offrir un point d’entrée aux investisseurs acceptant une volatilité élevée.

L’indicateur thématique Galilee Cybersécurité recule de 3,7% depuis le début de l’année, mais le chiffre d’affaires du secteur progresse de 11% par an sur trois ans et le bénéfice par action de 23%. Avec un PER d’environ 22, le segment conserve un profil de croissance.

Immobilier en couple : le statut juridique est décisif

Acheter un bien immobilier à deux ne se résume pas au financement ou au choix du logement. Le concubinage, le Pacs et le mariage offrent des niveaux de protection très différents, notamment en cas de séparation ou de décès. Le choix du statut doit donc être anticipé avant la signature, puis complété par des dispositions adaptées.

Le concubinage reste le régime le plus fragile. Alexandre Boutin, directeur de l’ingénierie patrimoniale de La Financière d’Orion, rappelle que l’indivision est précaire : le survivant peut être contraint de partager le bien avec les héritiers du défunt et ne pas pouvoir y rester durablement. Le concubin n’est pas automatiquement héritier et les droits de succession peuvent atteindre 60% de la valeur transmise.

Pour limiter ces risques, Alexandre Boutin recommande de prévoir une assurance-décès ou une assurance-vie au bénéfice du partenaire survivant. Les capitaux débloqués pourraient alors financer les droits de succession et éviter une vente précipitée du logement.

Le Pacs améliore la situation, mais il ne suffit pas : le partenaire survivant n’est pas héritier sans testament. Il peut toutefois être exonéré de droits de succession et bénéficier temporairement du logement commun.

Le mariage protège davantage, puisque le conjoint survivant est héritier et exonéré de droits de succession. Cependant, le régime matrimonial reste déterminant. La communauté universelle favorise la mise en commun, tandis que la séparation de biens distingue davantage les patrimoines.

En somme, aucun statut ne dispense d’une réflexion patrimoniale préalable. Testament, organisation de l’indivision et assurance doivent être étudiés avec un notaire ou un conseiller spécialisé.