La paralysie du détroit d’Ormuz provoque une forte hausse des prix de l’énergie
Nos clients s'expriment tous les jours dans la Presse. Régulièrement, nous synthétisons pour vous leurs prises de parole les plus importantes. Dans cette édition, Swissquote, Galilee AM, Remake AM et Optigestion.
- Le choc géopolitique continue à secouer les marchés
- Les SCPI, un placement désormais accessible
- Après une année 2025 record, Swissquote Bank Europe souhaite doubler ses encours en France en 2026
Le choc géopolitique continue à secouer les marchés
Les frappes israélo-américaines contre l’Iran, suivies d’une riposte de Téhéran contre plusieurs pays du Golfe, ont ouvert le mois de mars sous haute tension. Le trafic maritime est à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz après des attaques visant trois navires sur cette voie stratégique qui concentre environ 20% de l’approvisionnement mondial en pétrole.
L’incertitude liée à ces frappes est renforcée par l’absence de signe d’accalmie diplomatique. Donald Trump évoque une offensive pouvant durer plusieurs semaines, tandis que l’Iran dément toute reprise des négociations nucléaires avec Washington.
La paralysie du détroit provoque une forte hausse des prix de l’énergie. Le Brent a progressé jusqu’à 13% avant de se stabiliser autour de 78 dollars le baril, tandis que les contrats à terme sur le gaz européen ont bondi de 25%. L’or, valeur refuge, a également dépassé 5 400 dollars l’once.
Cette flambée ravive les craintes inflationnistes et pourrait réduire les anticipations de baisse des taux de la Réserve fédérale. À la Bourse de Paris, TotalEnergies gagne 3% et atteint un nouveau sommet historique. À l’inverse, Air France-KLM chute de 9%, pénalisé par le renchérissement du carburant et les perturbations du trafic aérien dans le Golfe.
Galilee Asset Management estime qu’une correction boursière pourrait intervenir à court terme si le conflit se prolonge. Dans ce contexte, la société de gestion de patrimoine conseille de privilégier les secteurs défensifs, notamment la santé, les services aux collectivités et la consommation de base afin de protéger les portefeuilles contre une volatilité accrue et le risque d’une inflation durable.
Les SCPI, un placement désormais accessible
Depuis juillet 2024, les parts de SCPI peuvent théoriquement être proposées dès 1 euro. En pratique, leur prix se situe plutôt entre 200 et plus de 1 000 euros. Pour les épargnants disposant d’un budget limité, la revue Challenges présente trois solutions : le recours au crédit, le démembrement de propriété et les versements programmés.
Challenges rappelle que l’achat de parts à crédit peut permettre de bénéficier d’un effet de levier, mais que le crédit à la consommation, limité à 84 mois, est peu compatible avec l’horizon long des SCPI. Alexandre Boutin, directeur général adjoint de La Financière d’Orion, recommande plutôt de s’adresser à un établissement spécialisé, comme le Crédit foncier et communal d’Alsace-Lorraine.
Le financement de parts de SCPI doit toutefois être étudié avec prudence. Nicolas Kert, président de Remake AM, souligne la nécessité de comparer les conditions du crédit avec le rendement attendu des dividendes et le taux marginal d’imposition. La déductibilité des intérêts peut réduire la fiscalité foncière, mais elle ne neutralise ni le coût du financement ni les risques liés à l’immobilier.
Le démembrement constitue une autre porte d’entrée. Benoît Cony, directeur des partenariats de Remake AM, évoque la possibilité de donner la nue-propriété à ses enfants tout en conservant l’usufruit et les revenus. Nicolas Kert rappelle également que la nue-propriété n’entre pas dans l’assiette de l’IFI.
Après une année 2025 record, Swissquote Bank Europe souhaite doubler ses encours en France en 2026
Swissquote Bank Europe a franchi un cap stratégique en 2025. La banque digitale du groupe luxembourgeois a vu ses encours sous conservation passer de 100 à 700 millions d’euros en France, grâce à une collecte de 600 millions d’euros. « Le marché français est un des plus importants pour nous, c’est un marché clé sur lequel nous avons concentré nos efforts commerciaux », confirme Jérémy Lauret, directeur commercial de Swissquote Bank Europe.
À l’échelle européenne, la banque a collecté 2,5 milliards d’euros, dont 70% proviennent de relations nouées en 2025. Les segments institutionnels et intermédiaires financiers représentent les trois quarts de ce montant, confirmant le succès du modèle d’architecture ouverte et digitalisé du groupe.
Selon Jeremy Lauret, trois tendances expliquent cette accélération. D’abord, la digitalisation du marché, « qui évolue aussi bien chez les particuliers que chez les professionnels », avec des services digitaux liés à la gestion d’investissements et au crédit Lombard. Ensuite, l’internationalisation croissante de la clientèle, qui diversifie ses portefeuilles, ses devises et ses projets de vie et enfin, l’engouement pour l’assurance-vie luxembourgeoise qui constitue un soutien majeur. « Il y a un attrait important pour l’assurance-vie luxembourgeoise en 2025, qui établit des records et nous place comme banque dépositaire pour presque tous les assureurs-vie au Luxembourg », précise M. Lauret. Les actifs déposés pour le compte des assureurs luxembourgeois dépassent désormais 1 milliard d’euros.
Pour 2026, Swissquote Bank Europe vise un doublement de ses encours en France. Le groupe entend également accélérer dans les pays scandinaves, la Belgique, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, avant de s’attaquer aux marchés d’Europe de l’Est, où l’offre de banques digitales pour la clientèle patrimoniale reste peu développée.