Patrimonia 2026: les annonces de nos clients

Nos clients s’expriment tous les jours dans la Presse. Régulièrement, nous synthétisons pour vous leurs prises de parole les plus importantes. Dans cette édition, Remake AM, Galilee AM et Optigestion.

  • Remake AM diversifie son offre immobilière avec Remake Pulse et Remake Kross
  • Changement de gouvernance chez Galilee AM et retour sur les mandats de gestion lors de Patrimonia
  • Orion lance un partenariat avec Shares pour le lancement d’une plateforme 100% digitale

Ce mois-ci nos clients ont participé au salon Patrimonia 2026, plus grand rassemblement de professionnels de l’univers de la gestion de patrimoine de France. À Lyon, COM’Value a accompagné Remake Asset Management, Swissquote Bank Europe, Galilee Asset Management et La Financière d’Orion, pour la 33ème édition du salon.

Deux journées rythmées par des tournages avec L’AGEF Patrimoine, Citywire France et Gestion de Fortune, des conférences, des cafés et des goodies.

Remake AM diversifie son offre immobilière avec Remake Pulse et Remake Kross

En septembre, Remake AM a enrichi sa gamme avec le lancement de deux véhicules complémentaires : Remake Pulse, un fonds immobilier professionnel labellisé ELTIF, et Remake Kross, une SCPI investie exclusivement hors de France.

Présenté par Nicolas Kert, président et cofondateur de Remake AM, Remake Pulse pourra être investi notamment dans les contrats d’assurance-vie, le PER et les comptes-titres. Sa valeur liquidative hebdomadaire et ses règles de liquidité encadrées par le règlement ELTIF (European Long-Term Investment Fund) répondent aux enjeux d’accessibilité et de lisibilité de l’investissement immobilier. Le fonds capitalise ses revenus potentiels et privilégie une allocation diversifiée, principalement en Europe, avec un objectif de performance annualisée de 6 % net de frais sur dix ans, non garanti.

En parallèle, avec Remake Kross, Remake AM ouvre de nouveaux horizons avec une SCPI à capital variable investie hors de France, en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et en Océanie. Sans spécialisation sectorielle, elle privilégie une gestion active et opportuniste, avec un objectif de TRI de 7,5 % sur dix ans.

« Notre métier n’est pas de suivre les marchés, mais de savoir lire leurs décalages », résume Nicolas Kert. Avec ce lancement, Remake entend saisir les opportunités immobilières tout en proposant des stratégies complémentaires, adaptées aux différentes enveloppes d’investissement.

Changement de gouvernance chez Galilee AM et retour sur les mandats de gestion lors de Patrimonia

Chez Galilee AM depuis 2013, Damien Ledda prend la relève d’Edmond Michaly, fondateur de la structure qui quitte ses fonctions opérationnelles, tout en conservant ses responsabilités de président de Galilee Gestion.

Roni Michaly, président de Galilee AM, interrogé par L’Agefi Patrimoine lors de Patrimonia, souligne l’expertise de Damien Ledda, sa connaissance des métiers de la gestion d’actifs et son engagement auprès des clients.

Dans cette vidéo, Roni Michaly, revient également sur ses offres de mandats de gestion via des partenariats avec BlackRock, Alinianz GI et Generali Vie.

Orion lance un partenariat avec Shares pour le lancement d’une plateforme 100% digitale

La Financière d’Orion enrichit son offre patrimoniale avec le lancement d’une plateforme d’investissement 100 % digitale développée en partenariat avec Shares. Cette nouvelle solution permet aux conseillers en gestion de patrimoine partenaires de proposer à leurs clients particuliers et entreprises un accès simplifié aux marchés financiers, tout en renforçant l’efficacité de leur accompagnement.

La plateforme donne accès au compte-titres ordinaire, ainsi qu’au plan d’épargne en actions, et à une sélection de supports financiers comprenant notamment des produits structurés conçus par Orion. Elle propose également un reporting détaillé des allocations, afin de faciliter le suivi des investissements. Le parcours dématérialisé s’inscrit dans le cadre réglementaire MiFID II et vise à simplifier les démarches des conseillers comme celles de leurs clients.

Cette offre répond aussi aux besoins des personnes morales, notamment pour le placement de trésorerie des holdings, des SCI et des sociétés d’exercice professionnel.

À terme, la solution sera intégrée à Canopia, l’interface digitale d’Orion. Cette évolution doit fluidifier davantage le parcours des conseillers et consolider la stratégie de développement numérique du groupe.

SpaceX : la chute du cours fragilise les petits porteurs

Nos clients s’expriment tous les jours dans la Presse. Régulièrement, nous synthétisons pour vous leurs prises de parole les plus importantes. Dans cette édition, Galilee AM, La Financière d’Orion et Optigestion.

  •  Canicules quand le risque climatique devient un enjeu financier
  • Orion accélère sa croissance externe dans la gestion de patrimoine
  •  SpaceX : la chute du titre met les petits porteurs à l’épreuve

Canicules quand le risque climatique devient un enjeu financier

Cet été plus de 70 sociétés du Stoxx 600 ont évoqué, lors de leurs assemblées générales ou publications trimestrielles, les conséquences des fortes chaleurs et de la sécheresse sur leur activité. Ce chiffre a été multiplié par 5 par rapport à l’année dernière. Les températures extrêmes de ces derniers mois ont perturbé les chaînes logistiques, causé des difficultés aux agriculteurs et ont créé des tensions sur les réseaux électriques occasionnant une baisse globale de la productivité.

Cet épisode estival démontre, une nouvelle fois, l’exposition des infrastructures européennes aux risques climatiques. Le niveau historiquement bas du Rhin a, par exemple, limité le transport fluvial et augmenté les coûts logistiques, tandis que la sécheresse a pesé sur certaines productions d’électricité. Dans plusieurs secteurs, les entreprises accélèrent leurs investissements dans des équipements capables de fonctionner dans des conditions climatiques de plus en plus extrêmes.

Pour Aurélien Lux, analyste financier chez Galilee AM, cette multiplication des épisodes de chaleur contribue à renforcer l’intérêt pour les solutions d’adaptation climatique et en lien avec la gestion de l’eau. Il souligne que l’indicateur « cycle de l’eau » de la société de gestion a progressé de 42 % sur trois ans, avec une volatilité de 15 %, tout en estimant que les valorisations demeurent mesurées.

Selon l’analyste de Galilee AM, cette dynamique s’inscrira nécessairement sur le long terme en cela que l’inéluctabilité du dérèglement climatique fait de ces effets des éléments structurels auxquels les entreprises devront inévitablement s’adapter  accélérant ainsi les besoins d’investissement dans les infrastructures, le refroidissement, l’efficacité énergétique et la résilience des systèmes économiques.

Orion accélère sa croissance externe dans la gestion privée

Le groupe Orion poursuit sa stratégie de croissance externe avec l’acquisition de 360 Gestion Privée, cabinet implanté à Soorts-Hossegor, dans les Landes. Cette opération lui permet d’intégrer 20 millions d’euros d’actifs conseillés supplémentaires, alors que le groupe revendique désormais 6 milliards d’euros d’encours sous gestion.

Pour Orion cette nouvelle implantation dans le Sud-Ouest s’inscrit dans une dynamique plus large, lancée en juillet 2024 avec l’entrée d’Ardian. Le groupe avait déjà réalisé récemment plusieurs acquisitions, dont celle de la société de gestion Fideas Capital, spécialisée dans la gestion quantitative, ainsi que le multi-family office lyonnais Neowise et le cabinet de gestion de patrimoine Ouest Conseil Patrimoine.

En deux ans, les actifs gérés par le groupe sont passés de 3,3 à 6 milliards d’euros, soit un quasi-doublement, et Orion accompagne désormais plus de 700 conseillers en gestion de patrimoine.

Orion a également annoncé la création de l’Orion Executive School, destinée à former les futurs professionnels de la gestion de patrimoine. L’établissement de formation continue doit proposer différents formats, des formations courtes jusqu’aux parcours de niveau master 2.

SpaceX : la chute du titre met les petits porteurs à l’épreuve

L’action SpaceX traverse un début de parcours boursier particulièrement mouvementé. Introduite à 135 dollars, elle a rapidement grimpé jusqu’à 225 dollars avant de retomber autour de 110 dollars, soit une baisse proche de 50 % depuis son sommet de mi-juin. Cette correction inquiète de nombreux particuliers, séduits par le spectaculaire démarrage du titre.

Ce mécanisme est pourtant classique lors de certaines introductions en Bourse très médiatisées : l’envolée initiale nourrit l’enthousiasme, avant qu’un retour des prix à des niveaux plus bas ne fragilise les investisseurs entrés au plus haut. La valorisation initiale de SpaceX, proche de 100 fois son chiffre d’affaires alors que l’entreprise n’était pas encore rentable, illustre également les attentes très élevées intégrées dans le cours.

Malgré la chute du titre, le modèle et la stratégie de SpaceX ne sont pas remis en cause à ce stade. Guillaume Law-Yee, analyste financier chez Optigestion, rappelle que « la conquête spatiale est un vrai enjeu de business ». Ainsi, la baisse du cours est à replacer dans une perspective de long terme en distinguant l’évolution de la valorisation boursière des visées du secteur.

La publication des résultats du deuxième trimestre, prévue le 4 août, constitue un premier rendez-vous important pour le marché. S’ajoute l’ouverture progressive de la possibilité de vendre pour les premiers investisseurs, susceptible d’accroître l’offre de titres et de peser sur le cours.

La Financière d’Orion fait l’acquisition de Fideas Capital

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  • Remake Live investit dans un actif commercial prime à Nottingham
  • Edenred attire les fonds d’investissement
  • La Financière d’Orion accélère son développement

Remake Live investit dans un actif commercial prime à Nottingham

Remake Live poursuit son expansion au Royaume-Uni avec l’acquisition d’un actif commercial emblématique situé au cœur de Nottingham, dans les East Midlands. Cette opération, réalisée pour 8,7 millions d’euros hors droits, offre un rendement net à l’acquisition de 8,8%.

Implanté à l’angle de High Street et de Pelham Street, dans une zone piétonne très fréquentée, l’immeuble bénéficie d’un emplacement prime au sein du centre-ville. D’une superficie d’environ 2 390 m², il associe le cachet d’une architecture victorienne à des espaces commerciaux modernes. Près de 90% des surfaces sont occupées par Zara, enseigne majeure du groupe Inditex, tandis que Space NK complète le dispositif locatif. 

La présence durable de Zara constitue l’un des principaux atouts de l’investissement. L’enseigne occupe les lieux depuis plusieurs années et a déjà renouvelé son bail à deux reprises. L’actif affiche par ailleurs une durée ferme résiduelle moyenne des baux de 3,5 ans et une durée contractuelle moyenne de neuf ans.

Nottingham dispose également d’un environnement économique et démographique favorable, avec un bassin de population d’environ 800 000 habitants et près de 60 000 étudiants. Ces caractéristiques contribuent à soutenir les flux commerciaux du centre-ville. 

Julien Lamy, directeur des investissements chez Remake, estime que cette acquisition intervient dans un « market-timing favorable ». Il considère que le commerce de centre-ville dans les grandes métropoles britanniques retrouve progressivement de l’attractivité après une décennie difficile, marquée notamment par la crise sanitaire.

Selon lui, ce redressement permet à Remake Live d’identifier des points d’entrée intéressants et d’obtenir un rendement attractif.



Edenred attire les fonds d’investissement

Edenred suscite un intérêt nouveau auprès de plusieurs acteurs du private equity, dans un contexte de forte baisse du cours. Après avoir atteint 62,40 euros en juin 2023, l’action a touché un point bas de 15,23 euros en mars 2026, avant de rebondir de 15,5% à la suite des informations évoquant un possible rachat.

Le fonds britannique BC Partners serait à l’initiative de cette approche et chercherait à constituer un consortium avec plusieurs investisseurs, dont PSP Investments. Le prix évoqué, compris entre 27 et 28 euros par action, représenterait une prime importante par rapport aux niveaux précédents. Toutefois, aucune offre ferme n’a encore été déposée.

Aurélien Lux, analyste financier chez Galilee AM, juge crédible l’intérêt des fonds en raison de la correction du titre, de sa valorisation désormais inférieure à ses niveaux historiques et de la solidité financière du groupe. Il rappelle cependant que le prix évoqué constituerait une prime significative, alors qu’aucune opération n’est confirmée.

L’analyste de Galilee AM  recommande donc d’attendre davantage de visibilité sur les contraintes réglementaires, les perspectives de croissance et l’amélioration des marges avant de se prononcer. De son côté, Edenred indique rester concentré sur son plan stratégique Amplify 25-28 et sur la création de valeur pour l’ensemble de ses parties prenantes.



La Financière d’Orion accélère son développement

La Financière d’Orion franchit une nouvelle étape avec l’acquisition de Fideas Capital, société de gestion agréée par l’AMF depuis 2007. Déjà partenaire d’Orion à travers plusieurs fonds et stratégies dédiées, Fideas apporte une expertise reconnue en gestion quantitative, obligataire et responsable.

Cette opération permet au groupe de renforcer la maîtrise de sa chaîne de valeur et d’intégrer davantage de compétences en gestion d’actifs. Elle soutient également le développement de Fideas Capital auprès des investisseurs institutionnels français. L’acquisition s’inscrit ainsi dans la volonté d’Orion de construire un écosystème intégré au service des professionnels du patrimoine et de leurs clients.

Fideas Capital se distingue également par son approche de l’investissement bas carbone. Sa méthodologie propriétaire Smart for Transition® vise à accompagner la transition écologique des entreprises et complète les expertises déjà proposées par le groupe. 

Quelques jours après l’annonce de cette acquisition, Orion a officialisé la promotion de Florence Di Pace au poste de directrice générale déléguée. Arrivée au sein du groupe en 2024 comme directrice administrative et financière, elle participera désormais plus largement au développement de la plateforme. 

Avec cette opération et cette nomination, Orion confirme ses ambitions dans la gestion de patrimoine. Le groupe revendique plus de 5 milliards d’euros d’actifs conseillés, plus de 730 CGP accompagnés et plus de 200 collaborateurs. 

Les progrès du cyber-crime met à mal les actions de la cybersécurité

Nos clients s’expriment tous les jours dans la Presse. Régulièrement, nous synthétisons pour vous leurs prises de parole les plus importantes. Dans cette édition, Remake AM, Galilee AM et La Financière d’Orion.

  • Zoom sur Les SCPI « sans frais » 
  • La gestion sous mandat face au défi de l’automatisation
  • Sécuriser son épargne, sans céder au tout-prudentiel

Zoom sur Les SCPI « sans frais » 

La concurrence entre les SCPI se joue désormais moins sur la promesse de rendement que sur la structure des frais. 

Les SCPI sans frais d’entrée répondent aux attentes d’une clientèle plus jeune et plus digitale. La souscription en ligne, les versements programmés et le réinvestissement des dividendes rendent ces produits plus accessibles. Comme le souligne David Seksig, cofondateur de Remake AM, l’objectif initial était de rapprocher la structure de frais des organismes de placement collectif : supprimer la commission prélevée à l’entrée, tout en rémunérant davantage la gestion et le déploiement de la collecte.

Cette transformation modifie également la relation avec les distributeurs. Ceux-ci sont davantage rémunérés dans la durée, selon les encours gérés, ce qui contribue à augmenter les frais de gestion, parfois jusqu’à 18% des loyers.

David Seksig insiste néanmoins sur les risques liés à la course à la taille. Une SCPI doit atteindre une dimension suffisante pour attirer des talents, acquérir de bons actifs et soutenir sa croissance. En supprimant une source immédiate de revenus, le modèle sans frais de souscription peut fragiliser les sociétés de gestion les plus récentes.

Ainsi l’avantage commercial de l’absence de frais d’entrée s’atténue avec le temps. Pour une durée de détention recommandée d’au moins dix ans, le niveau global des frais devient souvent comparable à celui des SCPI traditionnelles. L’investisseur doit donc examiner l’ensemble du modèle économique, et non se limiter à l’étiquette « sans frais ».

 Une faiblesse boursière face à la menace des cyberattaques. 

Les actions de la cybersécurité traversent une période difficile en Bourse, alors que les besoins des entreprises et des particuliers atteignent des niveaux inédits. SMS frauduleux, hameçonnage et rançongiciels, le cybercrime est devenu une véritable industrie.

Aurélien Lux, analyste financier chez Galilee AM, souligne l’essor du Cybercrime-as-a-Service. Les outils malveillants, les accès aux infrastructures et les kits d’attaque se louent désormais comme des services numériques classiques. Selon lui, le coût mondial de la cybercriminalité pourrait atteindre près de 10 000 milliards de dollars en 2025.

L’intelligence artificielle accentue cette pression. Elle améliore les systèmes de défense, mais facilite aussi l’automatisation des attaques : leur nombre aurait progressé de 89% en 2025. Pour Galilee AM, cette évolution confirme le caractère structurel de la demande en cybersécurité.

Aurélien Lux estime que les turbulences boursières ne remettent pas en cause la tendance de fond. L’essor de l’IA, la multiplication des data centers et la dispersion des données renforcent les investissements nécessaires en cyberdéfense. Le repli des valorisations pourrait ainsi offrir un point d’entrée aux investisseurs acceptant une volatilité élevée.

L’indicateur thématique Galilee Cybersécurité recule de 3,7% depuis le début de l’année, mais le chiffre d’affaires du secteur progresse de 11% par an sur trois ans et le bénéfice par action de 23%. Avec un PER d’environ 22, le segment conserve un profil de croissance.

Immobilier en couple : le statut juridique est décisif

Acheter un bien immobilier à deux ne se résume pas au financement ou au choix du logement. Le concubinage, le Pacs et le mariage offrent des niveaux de protection très différents, notamment en cas de séparation ou de décès. Le choix du statut doit donc être anticipé avant la signature, puis complété par des dispositions adaptées.

Le concubinage reste le régime le plus fragile. Alexandre Boutin, directeur de l’ingénierie patrimoniale de La Financière d’Orion, rappelle que l’indivision est précaire : le survivant peut être contraint de partager le bien avec les héritiers du défunt et ne pas pouvoir y rester durablement. Le concubin n’est pas automatiquement héritier et les droits de succession peuvent atteindre 60% de la valeur transmise.

Pour limiter ces risques, Alexandre Boutin recommande de prévoir une assurance-décès ou une assurance-vie au bénéfice du partenaire survivant. Les capitaux débloqués pourraient alors financer les droits de succession et éviter une vente précipitée du logement.

Le Pacs améliore la situation, mais il ne suffit pas : le partenaire survivant n’est pas héritier sans testament. Il peut toutefois être exonéré de droits de succession et bénéficier temporairement du logement commun.

Le mariage protège davantage, puisque le conjoint survivant est héritier et exonéré de droits de succession. Cependant, le régime matrimonial reste déterminant. La communauté universelle favorise la mise en commun, tandis que la séparation de biens distingue davantage les patrimoines.

En somme, aucun statut ne dispense d’une réflexion patrimoniale préalable. Testament, organisation de l’indivision et assurance doivent être étudiés avec un notaire ou un conseiller spécialisé. 

Remake Asset Management s’associe à trois athlètes de haut niveau

Nos clients s’expriment tous les jours dans la Presse. Régulièrement, nous synthétisons pour vous leurs prises de parole les plus importantes. Dans cette édition, Remake AM, Galilee AM et La Financière d’Orion.

  • Remake s’associe à trois athlètes d’élite autour de la performance durable
  • La gestion sous mandat face au défi de l’automatisation
  • Sécuriser son épargne, sans céder au tout-prudentiel

Remake s’associe à trois athlètes d’élite autour de la performance durable

Remake Asset Management annonce un partenariat stratégique avec trois sportifs de haut niveau : Quentin Halys, Karim Laghouag et Stève Stievenart. Cette collaboration repose sur une conviction partagée : la performance se construit dans le temps, portée par l’exigence, la constance et la résilience.

Tennisman professionnel, Quentin Halys incarne la persévérance et la résilience mentale. Depuis ses débuts sur le circuit, il a gravi les échelons grâce à un travail constant, illustrant parfaitement la stratégie d’investissement de Remake : privilégier une trajectoire maîtrisée plutôt qu’une optimisation court-termiste.

Cavalier de concours complet d’équitation, Karim Laghouag représente la confiance et la construction collective. Champion olympique à Rio en 2016 et médaillé aux Jeux de Tokyo et de Paris, sa longévité au sommet reflète une performance durable, en phase avec les stratégies de Remake fondées sur des partenariats solides et des baux étirés dans le temps.

Nageur en eau libre, Stève Stievenart excelle dans l’endurance extrême et l’adaptation à des conditions hostiles. Premier athlète à réaliser les « Ice Sevens » en 2024, il symbolise la résilience, qualité requise pour traverser les cycles économiques, une qualité essentielle dans l’investissement immobilier durable.

En s’associant à ces trois ambassadeurs, Remake réaffirme son engagement en faveur d’une performance financière soutenable, fondée sur des actifs résilients, des baux longs et une démarche bas-carbone. Par cette alliance l’entreprise rappelle que la vraie performance se bâtit sur la constance, la vision long terme et la capacité à durer.


La gestion sous mandat face au défi de l’automatisation

Dans une tribune publiée par Profession CGP, Aurélien Lux, analyste financier chez Galilee Asset Management, s’interroge sur l’avenir de la gestion sous mandat à l’heure où les ETF, les modèles quantitatifs et l’intelligence artificielle transforment profondément la gestion d’actifs. Selon lui,  si la technologie améliore l’efficacité des portefeuilles, elle ne peut pas remplacer totalement le jugement humain, notamment lorsque les marchés deviennent instables.

L’analyste rappelle le succès croissant des ETF, appréciés pour leur accessibilité, leur transparence et leurs frais généralement réduits. Ces instruments permettent aux investisseurs de s’exposer facilement à un indice, une zone géographique ou une thématique, sans devoir sélectionner eux-mêmes les titres.

Cependant, Aurélien Lux souligne que cette simplicité peut être trompeuse. Le fonctionnement des ETF et les risques associés restent parfois mal compris, en particulier lors des périodes de forte volatilité. Lorsque les marchés chutent, l’investisseur peut manquer de repères pour interpréter la situation et prendre des décisions adaptées.

Pour illustrer son propos, l’analyste compare les ETF à un pilote automatique : efficaces lorsque les conditions sont normales, mais limités face à un événement inattendu. Dans ces moments, le gérant sous mandat apporte son expérience, son discernement et sa connaissance des objectifs du client.

Selon Aurélien Lux, la valeur de la gestion personnalisée ne réside donc pas uniquement dans la recherche de performance. Elle consiste aussi à construire un portefeuille équilibré, capable de s’adapter aux cycles économiques et de protéger le patrimoine lorsque les turbulences apparaissent. La technologie doit ainsi rester un outil, encadré par la responsabilité et l’expertise humaine.

Sécuriser son épargne, sans céder au tout-prudentiel

Face aux tensions internationales, à l’inflation et aux incertitudes économiques, Françoise Paoletti-Benaziez , journaliste pour Le Nouvel Obs recommande aux épargnants, dans un article paru ce mois-ci de renforcer leur épargne de précaution. Ils pourront ainsi conserver des liquidités rapidement mobilisables pour absorber une dépense imprévue, financer un projet proche ou éviter de vendre des placements dans un contexte défavorable.

L’assurance-vie permet notamment de répartir son épargne entre fonds en euros et unités de compte, selon son horizon de placement et sa tolérance au risque. Les versements programmés peuvent également limiter l’impact des variations de marché en étalant les investissements dans le temps.

Alexandre Boutin, directeur général adjoint de La Financière d’Orion, nuance la préférence systématique pour les fonds en euros en période agitée. Il estime qu’il ne faut pas opposer fonds en euros et unités de compte : ces dernières peuvent elles aussi contribuer à sécuriser une allocation lorsqu’elles sont sélectionnées avec discernement.

Il cite en particulier les supports monétaires, obligataires ou certains produits structurés à capital protégé ou garanti. Son analyse rappelle que les unités de compte ne se limitent pas aux actions : elles couvrent des niveaux de risque variés. La sécurité d’un portefeuille dépend, selon lui, principalement d’une allocation diversifiée, cohérente avec les besoins de liquidité et la durée d’investissement de chaque épargnant.

La paralysie du détroit d’Ormuz provoque une forte hausse des prix de l’énergie

Nos clients s’expriment tous les jours dans la Presse. Régulièrement, nous synthétisons pour vous leurs prises de parole les plus importantes. Dans cette édition, Swissquote, Galilee AM, Remake AM et Optigestion.

  • Le choc géopolitique continue à secouer les marchés
  • Les SCPI, un placement désormais accessible
  • Après une année 2025 record, Swissquote Bank Europe souhaite doubler ses encours en France en 2026

Le choc géopolitique continue à secouer les marchés

Les frappes israélo-américaines contre l’Iran, suivies d’une riposte de Téhéran contre plusieurs pays du Golfe, ont ouvert le mois de mars sous haute tension. Le trafic maritime est à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz après des attaques visant trois navires sur cette voie stratégique qui concentre environ 20% de l’approvisionnement mondial en pétrole.

L’incertitude liée à ces frappes est renforcée par l’absence de signe d’accalmie diplomatique. Donald Trump évoque une offensive pouvant durer plusieurs semaines, tandis que l’Iran dément toute reprise des négociations nucléaires avec Washington.

La paralysie du détroit provoque une forte hausse des prix de l’énergie. Le Brent a progressé jusqu’à 13% avant de se stabiliser autour de 78 dollars le baril, tandis que les contrats à terme sur le gaz européen ont bondi de 25%. L’or, valeur refuge, a également dépassé 5 400 dollars l’once.

Cette flambée ravive les craintes inflationnistes et pourrait réduire les anticipations de baisse des taux de la Réserve fédérale. À la Bourse de Paris, TotalEnergies gagne 3% et atteint un nouveau sommet historique. À l’inverse, Air France-KLM chute de 9%, pénalisé par le renchérissement du carburant et les perturbations du trafic aérien dans le Golfe.

Galilee Asset Management estime qu’une correction boursière pourrait intervenir à court terme si le conflit se prolonge. Dans ce contexte, la société de gestion de patrimoine conseille de privilégier les secteurs défensifs, notamment la santé, les services aux collectivités et la consommation de base afin de protéger les portefeuilles contre une volatilité accrue et le risque d’une inflation durable.


Les SCPI, un placement désormais accessible

Depuis juillet 2024, les parts de SCPI peuvent théoriquement être proposées dès 1 euro. En pratique, leur prix se situe plutôt entre 200 et plus de 1 000 euros. Pour les épargnants disposant d’un budget limité, la revue Challenges présente trois solutions : le recours au crédit, le démembrement de propriété et les versements programmés. 

Challenges rappelle que l’achat de parts à crédit peut permettre de bénéficier d’un effet de levier, mais que le crédit à la consommation, limité à 84 mois, est peu compatible avec l’horizon long des SCPI. Alexandre Boutin, directeur général adjoint de La Financière d’Orion, recommande plutôt de s’adresser à un établissement spécialisé, comme le Crédit foncier et communal d’Alsace-Lorraine. 

Le financement de parts de SCPI doit toutefois être étudié avec prudence. Nicolas Kert, président de Remake AM, souligne la nécessité de comparer les conditions du crédit avec le rendement attendu des dividendes et le taux marginal d’imposition. La déductibilité des intérêts peut réduire la fiscalité foncière, mais elle ne neutralise ni le coût du financement ni les risques liés à l’immobilier. 

Le démembrement constitue une autre porte d’entrée. Benoît Cony, directeur des partenariats de Remake AM, évoque la possibilité de donner la nue-propriété à ses enfants tout en conservant l’usufruit et les revenus. Nicolas Kert rappelle également que la nue-propriété n’entre pas dans l’assiette de l’IFI.

Après une année 2025 record, Swissquote Bank Europe souhaite doubler ses encours en France en 2026

Swissquote Bank Europe a franchi un cap stratégique en 2025. La banque digitale du groupe luxembourgeois a vu ses encours sous conservation passer de 100 à 700 millions d’euros en France, grâce à une collecte de 600 millions d’euros. « Le marché français est un des plus importants pour nous, c’est un marché clé sur lequel nous avons concentré nos efforts commerciaux », confirme Jérémy Lauret, directeur commercial de Swissquote Bank Europe. 

À l’échelle européenne, la banque a collecté 2,5 milliards d’euros, dont 70% proviennent de relations nouées en 2025. Les segments institutionnels et intermédiaires financiers représentent les trois quarts de ce montant, confirmant le succès du modèle d’architecture ouverte et digitalisé du groupe. 

Selon Jeremy Lauret, trois tendances expliquent cette accélération. D’abord, la digitalisation du marché, « qui évolue aussi bien chez les particuliers que chez les professionnels », avec des services digitaux liés à la gestion d’investissements et au crédit Lombard. Ensuite, l’internationalisation croissante de la clientèle, qui diversifie ses portefeuilles, ses devises et ses projets de vie et enfin, l’engouement pour l’assurance-vie luxembourgeoise qui constitue un soutien majeur. « Il y a un attrait important pour l’assurance-vie luxembourgeoise en 2025, qui établit des records et nous place comme banque dépositaire pour presque tous les assureurs-vie au Luxembourg », précise M. Lauret. Les actifs déposés pour le compte des assureurs luxembourgeois dépassent désormais 1 milliard d’euros. 

Pour 2026, Swissquote Bank Europe vise un doublement de ses encours en France. Le groupe entend également accélérer dans les pays scandinaves, la Belgique, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, avant de s’attaquer aux marchés d’Europe de l’Est, où l’offre de banques digitales pour la clientèle patrimoniale reste peu développée.

l’IA agentique remet en cause les modèles économiques historiques du secteur des services IT 

Nos clients s’expriment tous les jours dans la Presse. Régulièrement, nous synthétisons pour vous leurs prises de parole les plus importantes. Dans cette édition, Remake AM, Galilee AM, et Optigestion.

  • Remake confirme sa traction
  • Vusion : l’après-Walmart comme test de crédibilité
  • La chute en Bourse des actions des acteurs historiques du logiciel et des services IT n’est pas un simple accident de marché

Remake confirme sa traction

Remake a publié de nouveaux jalons sur sa SCPI Remake Live, qui a franchi une quatrième année consécutive avec un taux de distribution supérieur à 7%. Pour les cofondateurs, David Seksig et Nicolas Kert, le message reste le même : la priorité est la sécurité du flux plutôt que la chasse au rendement immédiat. Remake Live affiche des fondamentaux solides, avec une durée résiduelle moyenne des baux proche de 10 ans et un taux d’occupation financier et physique proche de 99%. La société explique avoir étudié près de 16 milliards d’euros d’opportunités dans 18 pays avant de retenir ses investissements.

Remake annonce aussi un relèvement de son objectif de performance à long terme : le TRI cible sur 10 ans passe de 6 à 7%. Cette révision reflète la confiance du groupe dans son portefeuille, dont le poids britannique a encore été renforcé, avec l’idée qu’une revalorisation pourrait se matérialiser à mesure que les taux se détendent.

En parallèle, Remake UK 2025, la SCPI à capital fixe dédiée à l’immobilier d’entreprise britannique, poursuit sa montée en charge. La première tranche a été dépassée, la collecte progresse par paliers et l’objectif reste plafonné autour de 100 millions d’euros. Avec cette nouvelle brique, Remake confirme sa stratégie : allier SCPI ouverte et fonds thématique fermé pour capter des opportunités de marché bien identifiées.


Vusion : l’après-Walmart comme test de crédibilité

Vusion aborde un tournant décisif. Après une forte hausse portée par le contrat Walmart, le marché s’interroge désormais sur la capacité du groupe à maintenir sa trajectoire de croissance une fois ce relais terminé.

Pour Damien Ledda, directeur de la gestion chez Galilée AM, l’échéance Walmart ne doit pas être lue comme une rupture brutale, mais comme une étape de normalisation. Il reconnaît qu’il faudra de nouveaux contrats pour atteindre les objectifs de chiffre d’affaires, mais estime que la fin du déploiement historique chez Walmart n’a rien d’une fatalité.

Selon lui, Walmart reste une vitrine stratégique. Le géant américain devrait continuer à confier de nouvelles missions à Vusion, notamment autour de Captana et de l’IA, ce qui renforce la crédibilité du groupe auprès d’autres distributeurs.

Damien Ledda souligne que le basculement progressif vers des revenus récurrents, portés par le cloud, le retail media et les services à plus forte valeur ajoutée. Cette évolution permettrait de réduire la dépendance aux ventes d’équipements et d’améliorer les marges.

La chute en Bourse des actions des acteurs historiques du logiciel et des services IT n’est pas un simple accident de marché

Alors que les titres de Dassault Systèmes et Capgemini subissent de fortes corrections en Bourse, la question se pose : la valorisation boursière des éditeurs de logiciels et prestataires de services IT est-elle encore justifiée à l’ère de l’intelligence artificielle ? Pour Guillaume Law-Yee, analyste financier chez Optigestion, la réponse est claire : ces baisses reflètent un changement structurel provoqué par l’IA agentique, qui remet en cause les modèles économiques historiques du secteur. 

« Leur modèle économique repose encore largement sur la vente de licences par utilisateur, de services humains ou d’outils nécessitant une interaction humaine constante », explique Guillaume Law-Yee.  Or, l’IA permet désormais à un seul employé, assisté d’agents autonomes, d’effectuer le travail de plusieurs personnes, réduisant mécaniquement le nombre de licences nécessaires et le volume de services facturables. 

Dassault Systèmes fait face à une menace différente mais tout aussi structurelle. Sa valeur « reposait sur la complexité et le coût extrêmement élevé de ses logiciels de simulation et de jumeaux numériques », rappelle Guillaume Law-Yee.  Mais l’émergence des « world models », combinée aux modèles open source, réduit drastiquement les barrières technologiques qui protégeaient son activité. 

La simulation devient progressivement une capacité intégrée aux plateformes IA, et non plus un produit logiciel propriétaire rare.  Cela « transforme leur offre en commodité et limite leur capacité à maintenir des multiples de valorisation élevés en Bourse », avertit l’analyste. 

Le point commun entre ces entreprises est qu’elles opèrent dans une couche intermédiaire de la chaîne de valeur, aujourd’hui compressée.  La valeur « se déplace vers les fournisseurs de modèles, les hyperscalers et les plateformes d’orchestration IA », souligne Guillaume Law-Yee.  Dans ce contexte, leur croissance future devient incertaine, leurs marges sont sous pression et leurs multiples de valorisation sont structurellement orientés à la baisse.

2026: Remake poursuit sa dynamique au Royaume-Uni

Nos clients s’expriment tous les jours dans la Presse. Régulièrement, nous synthétisons pour vous leurs prises de parole les plus importantes. Dans cette édition, Swissquote, Galilee AM, Remake AM et Optigestion.

  • Bien choisir sa banque dépositaire dans le système luxembourgeois des assurances vie
  • Le secteur de la défense européenne en forte hausse après les menaces de Trump à l’encontre du Groenland. 
  • Remake accélère au Royaume-Uni

Bien choisir sa banque dépositaire dans le système luxembourgeois des assurances vie. 

Si l’assurance-vie luxembourgeoise séduit autant, c’est avant tout par sa capacité à combiner protection des actifs, souplesse successorale, neutralité fiscale et large liberté d’investissement. Jérémy Lauret, directeur commercial de Swissquote Bank Europe, rappelle que le Luxembourg reste porté par une forte dynamique commerciale, avec 13,8 milliards d’euros de primes collectées auprès de la clientèle française en 2024, en hausse de 58%. Au cœur de ce système, le « triangle de sécurité » associe le Commissariat aux assurances, l’assureur et la banque dépositaire, avec une ségrégation stricte des actifs et un super-privilège qui place le souscripteur au premier rang en cas de défaut de l’assureur.

Le contrat luxembourgeois se distingue par sa capacité à accueillir un univers d’investissement très large : actions, obligations, ETF, fonds classiques, fonds alternatifs, private equity, produits structurés ou encore ETP cryptomonnaies. Cette flexibilité révèle son efficacité dans des montages FAS ou FID, pensés pour des clients fortunés, des entrepreneurs ou des familles transfrontalières. En pratique, la valeur du dispositif dépend pourtant de la capacité technique de la banque dépositaire.

Swissquote se distingue alors par une approche plus digitale et plus réactive que les banques dépositaires traditionnelles. Jérémy Lauret insiste sur l’exécution des ordres en temps réel, la gestion fluide des devises et la possibilité de suivre et d’arbitrer les portefeuilles en ligne, avec une vision consolidée. Cette modernité répond aux attentes des conseillers et des « digital natives », pour qui la rapidité d’action et la transparence comptent désormais autant que la sécurité.

Swissquote met aussi en avant les fonds en parts institutionnelles, les frais optimisés et le multi-devises, qui améliorent la souplesse de gestion et la performance potentielle sur la durée offrant ainsi une véritable plateforme patrimoniale, capable d’accompagner des stratégies internationales avec agilité.



Le secteur de la défense européenne en forte hausse après les menaces de Trump à l’encontre du Groenland. 

La montée des tensions entre les États-Unis et le Groenland relance immédiatement les valeurs de défense en Bourse. Alors que Donald Trump envisage toujours « toute une série d’options », y compris le recours à l’armée, pour acquérir l’île arctique, le Danemark prévoit de lui consacrer près de 12 milliards d’euros pour renforcer sa sécurité. En séance, Thales s’est hissé en tête du Cac 40, preuve que le contexte géopolitique tendu continue de peser directement sur les marchés.

Aurélien Lux, analyste et assistant gérant chez Galilee AM, voit dans cette escalade un tournant historique. Selon lui, la relation transatlantique, pilier de stabilité depuis la Seconde Guerre mondiale, est en train de disparaître. Il estime que les investissements publics dans la défense, déjà fortement montés depuis 2022, devraient continuer de soutenir le secteur en 2026.

Selon lui, l’Europe entrerait dans une nouvelle phase de réarmement stratégique, où l’émancipation militaire devient à la fois une nécessité et une opportunité pour les investisseurs. Il reste donc positif sur le secteur et privilégie des valeurs comme Dassault Aviation, Thales et Rheinmetall.

Guillaume Law-Yee, analyste financier chez Optigestion, met davantage l’accent sur le caractère structurel de cette hausse des budgets militaires en soulignant que les États européens accélèrent déjà leurs dépenses, profitant directement à des groupes comme Rheinmetall, Hensoldt, Leonardo, Saab, Thales ou Dassault Aviation.

Ainsi, selon lui, loin d’être conjoncturelle, la dépense militaire s’inscrit dans des programmes lourds sur plusieurs années. Munitions, blindés, radar, cybersécurité ou défense aérienne offrent ainsi visibilité, croissance et récurrence des revenus aux industriels du secteur. La défense reste donc une valeur refuge en période d’incertitude géopolitique, au même titre que l’énergie ou l’or.

Remake accélère au Royaume-Uni

En décembre, Remake avait déjà affiché sa stratégie : profiter de la sous-évaluation de la livre sterling et de l’immobilier britannique en lançant Remake UK 2025, une SCPI millésimée dédiée à l’immobilier d’entreprise au Royaume-Uni. Dans le même temps, la société de gestion poursuivait la montée en puissance de Remake Live, avec plusieurs acquisitions en vue et une collecte qui la plaçait parmi les véhicules les plus dynamiques du marché.

Dès le mois de janvier, Remake confirme son exécution : la société a terminé 2025 avec quatre acquisitions, dont trois au Royaume-Uni et une en Irlande, pour un total de 51 millions d’euros droits inclus. Le portefeuille s’est enrichi d’un immeuble de bureaux au cœur de la City de Londres, d’un autre à Édimbourg et d’un actif commercial prime à Glasgow, devenu le flagship écossais de la marque Uniqlo
L’Irlande progresse aussi, avec un immeuble de bureaux moderne de 1 400 m² entièrement loué au cabinet Flynn O’Driscoll pour encore six ans fermes.

Julien Lamy, directeur des investissements de Remake, insiste sur la cohérence de la stratégie : la société achète dans des quartiers centraux, à des conditions jugées favorables, sans céder à la course au rendement facial. Pour lui, le Royaume-Uni et l’Irlande offrent des fondamentaux locatifs solides et des profils économiques complémentaires, permettant à la fois de sécuriser les revenus et créer de la valeur à moyen terme.

L’automne signe le grand retour du luxe

Nos clients s’expriment tous les jours dans la Presse. Régulièrement, nous synthétisons pour vous leurs prises de parole les plus importantes. Dans cette édition, Galilee AM, le groupe Orion, Remake AM et Optigestion.

  • La revanche du luxe en Bourse
  • Le groupe Orion s’attaque au marché des hauts revenus
  • Le retour des SCPI à capital fixe

La revanche du luxe
En termes d’allocation d’actifs, Benjamin Magny, directeur général délégué du groupe Orion recommande aux investisseurs une dose de produits structurés dans leurs portefeuilles, des actifs qui offrent selon lui un bon compromis entre rentabilité et protection du capital. À cet égard, le PDG de Galilee AM, Roni Michaly, a rappelé avoir lancé en avril 2023 des mandats purement dédiés à des produits structurés pour répondre à la demande croissante des investisseurs.
Du côté des actions, le marché grec, en pleine progression depuis plusieurs trimestres, offre encore du potentiel, affirme Côme Simon de Tinguy, directeur du développement chez Galilee AM.
Aurélien Lux, analyste chez Galilee AM, a commenté le rebond récent de la thématique du luxe et du lifestyle, qu’il juge encore porteuse, notamment dans l’ultra-luxe dominé par Ferrari et Hermès. L’analyste de Galilee AM est également revenu sur la thématique en plein essor de l’exploration spatiale, désormais bien valorisée.
L’expert de la société de gestion a également mis en lumière les défis que devra relever le futur dirigeant d’Alstom, Martin Sion. Antoine Robbe, analyste chez Galilee AM, a décortiqué lui la thématique de l’automobile, recommandant sur ce point aux investisseurs une grande vigilance.
Damien Ledda, directeur de la gestion chez Galilee AM, et Roni Michaly ont rappelé les atouts des ETF et surtout des mandats sur les ETF, qui peuvent permettre d’optimiser son investissement en limitant les risques. À cet égard, le dirigeant de Galilee AM a prodigué ses conseils pour mieux comprendre le maquis des ETF et leur fonctionnement.
Le PDG de Galilee AM a par ailleurs distingué le retour au premier plan de la thématique des énergies propres alors que le directeur de la gestion de Galilee AM a souligné le regain d’intérêt de la thématique de la santé et du bien-être.
Enfin, Guillaume Law-Yee, analyste chez Optigestion, a décrypté les résultats solides de Capgemini au troisième trimestre, l’un des groupes selon lui les mieux positionnés d’Europe dans l’intelligence artificielle.

Cap sur le Luxembourg !
Du côté de l’industrie de la gestion de patrimoine, le groupe Orion a annoncé l’entrée au capital de Neowise. Cette société a été fondée à Lyon en 2021 par cinq experts de la banque privée et de la gestion de fortune, tous issus de HSBC Private Bank, a indiqué le groupe Orion.
Les associés fondateurs conservent le contrôle opérationnel du groupe, a précisé le groupe Orion.
Ce multi-family office doit permettre au groupe breton de monter en gamme dans le segment des ultra hauts revenus. La société accompagne des familles et des institutions sur l’ensemble de leurs problématiques financières, fiscales et juridiques dans le cadre du développement de leur patrimoine.
L’expertise de Neowise s’appuie sur une forte personnalisation de services exclusifs. Présidé par Maxime Visseaux, le cabinet s’est récemment renforcé avec le recrutement d’un sixième associé à Paris.
Fort de ses 850 millions d’euros d’actifs directement conseillés, Neowise pourra de son côté bénéficier des innovations technologiques du groupe, ainsi que du soutien de son actionnaire Ardian.
Le groupe Orion a été conseillé par Hogan Lovells dans le cadre de cette opération.
Par ailleurs, alors que l’incertitude politique et fiscale persiste en France depuis la dissolution, les épargnants se tournent de plus en plus vers l’assurance-vie luxembourgeoise, considérée comme plus sécurisée, observe le dirigeant de Galilee AM, Roni Michaly.

Le retour des SCPI à capital fixe
Dans l’univers de l’investissement immobilier, Remake AM s’est démarqué en lançant cette année Remake UK 2025, la première SCPI d’entreprise « millésimée ». Laquelle vise à capter une tendance de marché (celle du marché britannique, en l’occurrence) sur une durée limitée et à taux fixe, a précisé la société de gestion.
Le commerce au Royaume-Uni s’avère aujourd’hui être très intéressant, a expliqué le co-fondateur de Remake AM, David Seksig.
Présent aux 30 ans de l’AUREP, le co-fondateur de Remake AM, David Seksig, a souligné à cette occasion la particularité de cette SCPI thématique qui signe le retour de ses produits à capital fixe, avec une levée de fonds rapide pour capturer le cycle au plus vite.
Pour le dirigeant de Remake, ce nouveau produit constitue un bon complément à sa SCPI vedette Remake Live, l’une des neuf à ne pas prélever de frais de souscription sur le marché.
À cet égard, Remake prépare une autre SCPI sans commission de souscription, attendue dans les prochains mois.

Retour sur notre dégustation accords mets & vins du 9 octobre

Le 9 octobre dernier, COM’Value a eu le plaisir d’organiser une dégustation accords mets & vins animée par Clément Gaze.
Cette soirée a rassemblé des clients et des journalistes de la presse économique et financière dans une ambiance chaleureuse, propice aux échanges et aux rencontres.

Nous remercions sincèrement toutes celles et ceux qui ont participé à cet événement !

Julie, Emeline, Nils et Andrea – l’équipe COM’Value

Prochain rendez-vous :
En décembre, l’agence proposera une rencontre dédiée aux femmes, pour un moment d’échanges et de convivialité.