SpaceX : la chute du cours fragilise les petits porteurs
Nos clients s'expriment tous les jours dans la Presse. Régulièrement, nous synthétisons pour vous leurs prises de parole les plus importantes. Dans cette édition, Galilee AM, La Financière d’Orion et Optigestion.
- Canicules quand le risque climatique devient un enjeu financier
- Orion accélère sa croissance externe dans la gestion de patrimoine
- SpaceX : la chute du titre met les petits porteurs à l’épreuve
Canicules quand le risque climatique devient un enjeu financier
Cet été plus de 70 sociétés du Stoxx 600 ont évoqué, lors de leurs assemblées générales ou publications trimestrielles, les conséquences des fortes chaleurs et de la sécheresse sur leur activité. Ce chiffre a été multiplié par 5 par rapport à l’année dernière. Les températures extrêmes de ces derniers mois ont perturbé les chaînes logistiques, causé des difficultés aux agriculteurs et ont créé des tensions sur les réseaux électriques occasionnant une baisse globale de la productivité.
Cet épisode estival démontre, une nouvelle fois, l'exposition des infrastructures européennes aux risques climatiques. Le niveau historiquement bas du Rhin a, par exemple, limité le transport fluvial et augmenté les coûts logistiques, tandis que la sécheresse a pesé sur certaines productions d’électricité. Dans plusieurs secteurs, les entreprises accélèrent leurs investissements dans des équipements capables de fonctionner dans des conditions climatiques de plus en plus extrêmes.
Pour Aurélien Lux, analyste financier chez Galilee AM, cette multiplication des épisodes de chaleur contribue à renforcer l’intérêt pour les solutions d’adaptation climatique et en lien avec la gestion de l’eau. Il souligne que l’indicateur « cycle de l’eau » de la société de gestion a progressé de 42 % sur trois ans, avec une volatilité de 15 %, tout en estimant que les valorisations demeurent mesurées.
Selon l’analyste de Galilee AM, cette dynamique s’inscrira nécessairement sur le long terme en cela que l’inéluctabilité du dérèglement climatique fait de ces effets des éléments structurels auxquels les entreprises devront inévitablement s’adapter accélérant ainsi les besoins d’investissement dans les infrastructures, le refroidissement, l’efficacité énergétique et la résilience des systèmes économiques.
Orion accélère sa croissance externe dans la gestion privée
Le groupe Orion poursuit sa stratégie de croissance externe avec l’acquisition de 360 Gestion Privée, cabinet implanté à Soorts-Hossegor, dans les Landes. Cette opération lui permet d’intégrer 20 millions d’euros d’actifs conseillés supplémentaires, alors que le groupe revendique désormais 6 milliards d’euros d’encours sous gestion.
Pour Orion cette nouvelle implantation dans le Sud-Ouest s’inscrit dans une dynamique plus large, lancée en juillet 2024 avec l’entrée d’Ardian. Le groupe avait déjà réalisé récemment plusieurs acquisitions, dont celle de la société de gestion Fideas Capital, spécialisée dans la gestion quantitative, ainsi que le multi-family office lyonnais Neowise et le cabinet de gestion de patrimoine Ouest Conseil Patrimoine.
En deux ans, les actifs gérés par le groupe sont passés de 3,3 à 6 milliards d’euros, soit un quasi-doublement, et Orion accompagne désormais plus de 700 conseillers en gestion de patrimoine.
Orion a également annoncé la création de l’Orion Executive School, destinée à former les futurs professionnels de la gestion de patrimoine. L’établissement de formation continue doit proposer différents formats, des formations courtes jusqu’aux parcours de niveau master 2.
SpaceX : la chute du titre met les petits porteurs à l’épreuve
L’action SpaceX traverse un début de parcours boursier particulièrement mouvementé. Introduite à 135 dollars, elle a rapidement grimpé jusqu’à 225 dollars avant de retomber autour de 110 dollars, soit une baisse proche de 50 % depuis son sommet de mi-juin. Cette correction inquiète de nombreux particuliers, séduits par le spectaculaire démarrage du titre.
Ce mécanisme est pourtant classique lors de certaines introductions en Bourse très médiatisées : l’envolée initiale nourrit l’enthousiasme, avant qu’un retour des prix à des niveaux plus bas ne fragilise les investisseurs entrés au plus haut. La valorisation initiale de SpaceX, proche de 100 fois son chiffre d’affaires alors que l’entreprise n’était pas encore rentable, illustre également les attentes très élevées intégrées dans le cours.
Malgré la chute du titre, le modèle et la stratégie de SpaceX ne sont pas remis en cause à ce stade. Guillaume Law-Yee, analyste financier chez Optigestion, rappelle que « la conquête spatiale est un vrai enjeu de business ». Ainsi, la baisse du cours est à replacer dans une perspective de long terme en distinguant l’évolution de la valorisation boursière des visées du secteur.
La publication des résultats du deuxième trimestre, prévue le 4 août, constitue un premier rendez-vous important pour le marché. S’ajoute l’ouverture progressive de la possibilité de vendre pour les premiers investisseurs, susceptible d’accroître l’offre de titres et de peser sur le cours.