Les marchés débutent 2024 du bon pied

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Dans cette édition, Optigestion, RichesFlores Research, Ossiam, Galilee AM, La Financière d’Orion et Remake AM.

  • Les Bourses signent de nouveaux records

  • Bilans et perspectives des gérants

  • Galilee AM s’allie avec BlackRock

  • Remake Live fait ses emplettes

Après une fin d’année 2023 tonitruante, les marchés boursiers ont vécu une première semaine 2024 difficile, marquée par des prises de bénéfices une remontée des taux et un regain de tensions au Moyen-Orient, observe Véronique Riches-Flores, économiste indépendante présidente de RichesFlores Research. Les actifs à risque ont cependant repris ensuite leur marche vers l’avant, alors que les investisseurs anticipent une première baisse des taux de la Réserve fédérale (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE) au cours des prochains mois, souligne l’économiste. Ainsi, Wall Street et les principales bourses européennes ont enregistré à la fin du mois de janvier de nouveaux records de clôture, soutenues par la bonne santé de l’économie américaine. Dans le même temps, l’inflation a nettement décéléré pour retrouver l’objectif de la banque centrale de 2% en raison notamment de la désinflation importée chinoise, précise Véronique Riches-Flores. Fort de ce constat, la banque centrale a laissé ses taux inchangés, lors de sa réunion du 31 janvier, mais concédé qu’un assouplissement monétaire était probable dans le courant de l’année alors que le marché de l’emploi américain a montré des signes de faiblesse au mois de décembre, note Véronique Riches-Flores. Plus tôt dans le mois, la BCE a, elle aussi, comme attendu par l’économiste, laissé ses taux inchangés mais conforté la prévision du marché d’une baisse des taux en juin au plus tard. À Paris, l’indice CAC 40 a profité des résultats solides et les perspectives encourageantes dévoilés par le numéro un mondial du luxe, LVMH qui continue de profiter de la capacité et de la force de ses marques, souligne Damien Ledda, directeur de la gestion de Galilee Asset Management. En Asie, les actions chinoises ont poursuivi leur baisse, toujours plombées par la déflation liée à la crise immobilière, constate Véronique Riches-Flores. Cette dernière continue d’afficher sa prudence vis-à-vis de la deuxième économie du monde qui souffre également du déclin démographique.

Bilans et perspectives des gérants

Du côté de l’industrie de la gestion d’actifs, c’est l’heure des premiers bilans pour l’année qui vient de s’écouler et de la présentation des stratégies pour 2024. Optigestion revendique ainsi une performance annuelle 30% pour son fonds de conviction Optigest Monde grâce notamment à l’envolée de l’intelligence artificielle (IA). De son côté, Galilee AM a dévoilé une performance d’un peu plus de 17% pour son fonds Galilée Innovation Europe, un fonds d’actions européennes dédié à des sociétés innovantes. Ossiam a pour sa part enregistré une collecte nette de 1,1 milliard d’euros l’an dernier. Les encours de l’affilié de Natixis IM spécialisé notamment dans la gestion quantitative et les ETF ont pour leur part crû de 25,6%, à 9,8 milliards d’euros.

Pour l’année en cours, Galilee AM a présenté certains des thèmes que le gérant juge les plus porteurs. Roni Michaly, président-directeur général du groupe a exhorté les investisseurs à prendre part à la transition écologique, soulignant que la gestion active constituait la pierre angulaire de l’investissement responsable. L’expert a également mis en avant le potentiel de la thématique de l’économie du sport, qui devrait croître deux fois plus vite que la croissance mondiale. La société de gestion s’est également intéressée aux secteurs qui profiteraient d’une victoire Donald Trump à l’élection présidentielle américaine. Selon Antoine Robbe, analyste et assistant gérant chez Galilee AM, la revanche de l’ancien président américain bénéficierait aux secteurs de l’énergie, de la défense et de la finance du futur.

Galilee AM s’allie avec BlackRock

En termes de produits, Rony Michaly a annoncé que sa société Galilee AM avait lancé des mandats 100% ETF en assurance-vie et en compte titres. Ces mandats reposent sur des allocations d’actifs élaborées par BlackRock, au Luxembourg, en France et en Suisse, a précisé le PDG.  Galilee AM sera chargée de la construction des portefeuilles, qui s’appuie sur son expertise de sélection de fonds et sa connaissance fine des besoins des CGP et des family offices. Dans le détail, les CGP pourront être commissionnés sur les frais de mandat, a précisé Rony Michaly.

Benjamin Magny, associé, directeur du développement et membre du comité exécutif de La Financière d’Orion a souligné que la remontée des taux d’intérêt permettait, à nouveau, de construire des formules à capital 100% protégé et de rendement. Timothée Levesque, chargé des investissements à La Financière Orion a mis en lumière le fonds Pictet Global Megatrend Sélection P EUR, qui propose une diversification accrue au sein des portefeuilles.

Remake Live fait ses emplettes

Du côté de l’investissement immobilier, les SCPI dernières générations, comme Remake Live de Remake AM, continuent de susciter l’intérêt en raison de leur capaciter à maintenir ou revaloriser leurs parts dans un environnement difficile. La société de gestion s’attend à un rendement de 7,5% en 2024, soit l’un des meilleurs du marché, comme en 2023. Pour 2023, la SCPI Remake Live a annoncé un taux de distribution de 7,79% et une collecte de 270 millions d’euros, soit plus du double qu’en 2022. Cette capacité à collecter a permis à la jeune SCPI d’acquérir en janvier le campus Massy pour 66,5 millions d’euros. Fin décembre, Remake Live avait signé son premier investissement à Londres pour 42,8 millions d’euros.

Octobre noir sur les marchés

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Dans cette édition, Optigestion, Riches-Flores Research, Lynceus Partners, Ossiam, Galilee AM, La Financière d’Orion et Remake.

  • Les marchés secoués par le risque géopolitique et la hausse des taux
  • Les gérants livrent leurs conseils
  • SCPI : Remake live retourne en France

Les actifs à risque ont connu un mois d’octobre difficile. L’attaque terroriste du Hamas contre Israël le 7 octobre a suscité de vives inquiétudes quant au risque géopolitique, et les investisseurs sont restés prudents face aux craintes d’une escalade plus importante. En parallèle, observe Véronique Riches-Flores, le mois a été marqué par une nouvelle série de données économiques américaines plus robustes que prévu, qui a soutenu la remontée des rendements obligataires et renforcé la crainte de l’impact sur l’économie mondiale de taux d’intérêt plus élevés. Selon Jacques de Panisse, président du directoire, gérant et associé d’Optigestion, les marchés ont pris conscience que les banques centrales vont maintenir leur taux d’intérêt au niveau actuel plus longtemps que prévu. A cet égard, souligne Véronique Riches-Flores, la Banque centrale européenne (BCE) a rejoint la Réserve fédérale (Fed) et la Banque d’Angleterre (BOE) dans l’idée que le maintien des taux aux niveaux actuels pendant suffisamment longtemps permettra de ramener l’inflation à son objectif de 2%. Concernant la Fed, l’économiste indépendante n’exclut pas cependant une nouvelle hausse des taux en cas de ralentissement trop lent de l’inflation. La volatilité des marchés a également été entretenue par des résultats d’entreprises en demi-teinte, ajoute Damien Ledda, directeur de la gestion de Galilée AM. Les comptes et les perspectives des grands groupes technologiques américains ont été mitigés, tandis qu’en Europe, les poids lourds du luxe ont été sanctionnés. Finalement, les indices actions ont accusé leur troisième mois consécutif de baisse pour la première fois depuis la pandémie et le marché obligataire américain a perdu du terrain pour le sixième mois consécutif.

Jouer les « gagnants d’influence » et les mégatendances

Alors que Moody’s et Fitch ont conservé fin octobre leurs notes de la France, Véronique Riches-Flores a cependant rappelé que la conjoncture dans l’Hexagone suscitait une inquiétude croissante en raison notamment d’une situation budgétaire de plus en plus fragile. Dans l’attente d’une meilleure visibilité sur la conjoncture, l’économiste recommande d’être prudent sur les actions et la dette publique et de privilégier l’or et les liquidités.

De son côté, Sofiya Matrosova, responsable des partenariats chez Lynceus Partners, attire l’attention sur deux pays, le Brésil et le Japon, qui sont devenus des « gagnants d’influence » avec la multiplication des tensions et des zones de conflit. L’experte a sélectionné dans chacun des pays une valeur phare : Petrobas au Brésil et Mitsubishi au Japon. Patrick Chotard, fondateur et CEO de Lynceus Partners et Benjamin Magny, associé et directeur du développement de la Financière d’Orion ont, eux, rappelé les avantages des produits structurés dans un environnement de taux élevés. Soucieux de renforcer encore son service d’analyste, Lynceus Partners a annoncé sa collaboration avec Les Cahiers Verts de l’Économie (LCV Research), cabinet indépendant de recherche macroéconomique et de stratégie d’investissement en France. Timothée Levesque, à la Financière Orion, a, pour sa part, remis en lumière le fonds DNCA Eurose, très connu des conseillers en gestion de patrimoine et qui bénéficie depuis quelques mois du repositionnement de la stratégie initié en 2021.

Frédéric Bach, responsable ESG et ISR chez Ossiam, a plaidé pour placer la biodiversité au cœur des portefeuilles des gérants afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre du secteur agroalimentaire.

Du côté des mégatendances, les experts de Galilee AM ont mis sur le devant de la scène plusieurs thématiques porteuses. Damien Ledda, directeur de la gestion, mais aussi Roni Michaly, PDG, et Aurélien Lux, analyste-gérant, ont souligné « les perspectives économiques colossales » de la thématique des mobilités du futur. Damien Ledda est également revenu sur deux autres thématique qu’il apprécie : le cycle de l’eau et l’économie du sport. Cette thématique du sport affiche une croissance annuelle de 7%, a précisé Antoine Robbe, analyste chez Galilee AM. Roni Michaly a rappelé les perspectives de rendement du fonds JP Morgan Climate Change Solutions, qui s’appuie lui aussi sur une mégatendance : le changement climatique. Enfin, le dirigeant a salué le potentiel encore important de la thématique Finance du Futur… Sans oublier d’évoquer les perspectives florissantes de son propre groupe qui vient de franchir le cap des 350 millions d’euros d’encours.

Remake Live revient en France

Dans l’univers de l’immobilier d’investissement, la jeune société de gestion Remake AM continue de faire parler d’elle très favorablement. Sa SCPI Remake Live a acquis son 27ième actif, signant son retour dans l’Hexagone. Le groupe a acheté l’immeuble « Campus Massy », au 102, avenue de Paris dans le secteur Massy Atlantis, dans l’Essonne. Il s’agit de l’un des immeubles occupés par Safran, a souligné Remake AM. Fort de son succès, Remake Live a relevé à son objectif de distribution annuel à la hausse. Pour autant, le cofondateur de la société, Nicolas Kert, a rappelé que cette classe d’actifs, à la liquidité imparfaite, restait sensible à l’environnement macrofinancier avant de préciser que fort de son jeune âge, Remake Live est moins exposée au risque de baisse des valeurs d’expertise que des SCPI plus vieilles.

Une rentrée sous tension sur les marchés

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Dans cette édition, Riches-Flores Research, Lynceus Partners, Financière Galilée et Remake AM.

  • Dividendes et gestion thématique à l’honneur
  • Les SCPI indépendantes tirent leur épingle du jeu

Les marchés d’actions ont vécu un piètre mois de septembre, pénalisés par la nette remontée des taux et les craintes persistantes sur l’évolution de l’économie mondiale. Le mois avait pourtant bien débuté avec l’annonce d’une décélération du marché de l’emploi aux Etats-Unis au mois d’août, laissant augurer d’une pause des taux d’intérêt. « Les chiffres de l’emploi offrent l’occasion d’une pause de la Réserve Fédérale (Fed)  en septembre, la suite, on verra », commente, prudente, l’économiste Véronique Riches-Flores. Mi-septembre, la publication d’une inflation américaine légèrement supérieure aux attentes en août n’a pas fait dévier la prévision de l’économiste. « Ce rapport des prix à la consommation du mois d’août ne devrait pas entraver l’apparente volonté de la Fed de marquer une pause » dans ses hausses de taux en septembre, juge Véronique Riches-Flores. Pour autant, prévient l’économiste, la banque centrale devrait préparer « les investisseurs au maintien de conditions monétaires restrictives durablement ». Effectivement, quelques jours plus tard, la Fed a bien laissé inchangé ses taux mais aussi laissé entendre qu’ils pourraient rester élevés un certain temps.

Ce message de fermeté a également été partagé par la Banque Centrale Européenne (BCE) qui a prévenu qu’un qu’assouplissement monétaire n’était pas prévu à court terme malgré la poursuite de la désinflation. « La Fed et la BCE ont fait le gros du travail sur l’inflation, mais l’incertitude reste élevée dans les prochains mois », souligne Véronique Riches-Flores, qui redoute que le rendement de la dette américaine à 10 ans, au plus haut depuis 2007, poursuive sa montée.

Dans le même temps observe l’économiste, Pékin ne parvient pas à relancer sa demande intérieure malgré ses mesures de relance, ce qui affecte le reste de l’économie mondiale. La Chine continue par ailleurs d’être menacée par le risque de faillite du promoteur Evergrande, ce qui constituerait un évènement « potentiellement dramatique » pour l’économie mondiale via le canal du crédit, précise l’économiste.  

Dernier sujet d’inquiétude pour Véronique Riches-Flores,  l’assouplissement monétaire menée par plusieurs banques centrales des pays émergents pourrait être stoppée par la hausse des matières premières. Finalement, Wall Street a bouclé son plus mauvais mois depuis décembre 2022, tandis que le CAC 40 est descendu sous les 7 050 points pour la première fois depuis la crise bancaire de mars dernier.

Dividendes et gestion thématique à l’honneur

Dans ce contexte incertain, certains gérants recommandent une allocation d’investissement défensive. « Nous privilégions les actions à dividendes élevés, que les investisseurs apprécient souvent pendant les phases d’incertitude », confirme Hugo Delecour, responsable des partenariats chez Lynceus Partners, en ajoutant qu’entre 1993 et 2021, les dividendes représentaient 40 % de la performance cumulée du S&P 500 sur la période. De son côté, Galilée Asset Management continue de miser sur les fonds thématiques, et notamment ceux sur le cloud et les objets connectés, qui surperforment nettement depuis le début de l’année. Roni Michaly, PDG de Galilée AM, souligne par ailleurs le potentiel du thème des énergies propres, qui remplit les quatre critères à privilégier en Bourse : il est structurel, international, transversal et sous-valorisé. Autre thème recommandé par l’expert : les secteurs aérien et hôtelier qui devraient continuer de profiter de la croissance du tourisme international au cours des années à venir. Au chapitre des valeurs, la société de gestion apprécie Orange, « une société ayant encore un potentiel de reprise important à la Bourse de Paris, dans la mesure où le cours se situe encore à 8 % de son sommet annuel ».

Les SCPI indépendantes tirent leur épingle du jeu

Du côté de la pierre-papier, la collecte des SCPI s’est nettement repliée au deuxième trimestre dans un environnement marqué par la hausse des taux et la baisse de l’immobilier. Pour autant, certaines sociétés de gestion, essentiellement indépendantes, ont tiré leur épingle du jeu, à l’image de Remake Asset Management, qui passe de la 11ième à la 5ième place au classement de la collecte nette sur le premier semestre. Les investisseurs continuent de plébisciter la performance de sa SCPI Remake Live, qui affiche sur les six premiers mois de l’année un taux de distribution de 8 %, bien supérieur à la moyenne de l’industrie (4,33 %). Et alors que certaines SCPI sont contraintes de réduire leur prix de part en raison de la dégradation des conditions de marché, Remake AM est l’une des huit sociétés de gestion à avoir relevé le sien. Soucieux d’accélérer sa croissance, Remake AM a finalisé sa première acquisition au Royaume-Uni pour près de 36 millions d’euros. Le bâtiment dédié au commerce est situé dans le « rectangle d’or d’Edimbourg », un quartier dont le développement est très limité depuis 2011, précise la société.

Un été en pente douce sur les marchés

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Dans cette édition, Riches-Flores Research, Lynceus Partners, Ossiam, Galilée AM, Financière d’Orion et Remake AM.

  • Les investisseurs prudents face aux politiques des banques centrales
  • Gestion d’actifs : la transition énergétique plébiscitée
  •  SCPI : prime à l’agilité

En août, les actifs à risque ont vécu un mois morose, entre risque de récession, incertitudes sur l’évolution des politiques monétaires des banques centrales et inquiétudes concernant l’économie chinoise. Pour autant, relativise Véronique-Riches-Flores, fondatrice de Véronique Riches-Flores Research, « l’été s’est finalement déroulé sans heurts majeurs, sans crise financière ni exacerbation des frictions internationales ». Après une série de sept mois consécutifs de hausse liée à une performance de l’économie européenne qualifiée de remarquable par Florien Clédière, directeur général Afrique de la société d’investissement spécialisée dans les produits structurés Lynceus Partners, les marchés actions ont marqué le pas. Certes, remarque Véronique Riches-Flores, le chômage en Italie en juin est tombé à son plus bas niveau depuis 2009. Mais, les investisseurs ont été déçus par la nouvelle chute de l’indice des directeurs d’achat (PMI) de la zone euro en août, à son niveau le plus bas depuis novembre 2020, tandis que l’inflation s’est stabilisée à un niveau élevé. « Inflation et hausses de taux semblent commencer à peser davantage sur la demande des ménages et les entreprises rencontrent plus de difficultés à répercuter la hausse de leurs coûts dans leurs prix. Un mauvais mix alors que les tensions renouvelées sur les prix des intrants ne vont pas dans le sens souhaité par les banques centrales », commente Véronique Riches-Flores.

Fort de ce constat, les marchés redoutent l’impact sur la croissance d’un éventuel nouveau tour de la vis de la Banque Centrale Européenne (BCE). Lors du symposium économique de Jackson Hole, fin août, la Présidente de l’institution, Christine Lagarde, a insisté sur la nécessité de ramener l’inflation dans la zone euro à l’objectif de 2 % à moyen terme, laissant ainsi penser qu’une nouvelle hausse des taux pourrait être décidée le 14 septembre. Le Président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, s’est montré plus prudent concernant les hausses des taux. Dans ce cadre, Véronique Riches-Flores observe qu’alors que l’économie américaine semble se rapprocher d’un « soft landing », avec un ralentissement de la croissance et de l’inflation, « le dirigeant n’a cependant pas fermé la porte à un nouveau resserrement monétaire dans les prochains mois en fonction de l’évolution de la conjoncture ».  A ces craintes, se sont ajoutées les inquiétudes suscitées par de ralentissement de l’économie en Chine et la santé de son secteur immobilier alors que le géant de la promotion Country Garden, surendetté, est proche de la faillite, observe Véronique Riches-Flores. Dans ce contexte, la hausse du rendement de l’emprunt du Trésor à 10 ans a été attisée par la dégradation de la note des Etats-Unis de « AAA » à « AA+» par Fitch, souligne l’économiste indépendante.

Coup chaud sans conséquence pour le secteur bancaire

Dans la torpeur estivale, les valeurs bancaires européennes ont subi un bref moment de forte volatilité le 10 août dernier après l’annonce surprise par l’Italie d’un projet de taxation des “surprofits” de ses banques. Le recul initial des actions bancaires s’explique par “la crainte épidermique des investisseurs face à une taxation appliquée de manière arbitraire pour des raisons électorales et populistes”, commente Aurélien Lux, analyste chez Galilée AM. Cependant, ajoute Melchior de Villeneuve, directeur du développement de Lynceus Partners, cette décision du gouvernement italien n’a « tenu que l’espace de quelques jours ». Face au mécontentement des investisseurs, Rome a ramené cette taxe de 25 % à 0,1 %., la rendant donc « indolore » pour les banques qui ont rapidement effacé leurs pertes sur les marchés, souligne l’expert de Lynceus Partners.

Les gérants préparent la rentrée

Pour les sociétés de gestion, le mois d’août a été l’occasion de présenter certains de leurs secteurs et valeurs préférés pour la rentrée. Ainsi, Lynceus Partners a souligné l’attrait du secteur technologique et le potentiel des valeurs Nvidia, AMD et Ubisoft. La société d’investissement a également rappelé les perspectives favorables de la logistique, avec trois actions en particulier : FedEx, XPO Logistics et UPS. Lynceus Partners a par ailleurs salué le mouvement de relocalisation de la fabrication des semi-conducteurs, une aubaine pour cette industrie tant en Europe qu’aux États-Unis. En outre, la société d’investissement a mis avant les perspectives intéressantes des marchés émergents, dont les politiques monétaires divergent des économies occidentales. Lynceus Partners a enfin confirmé son intérêt pour les actions à dividendes élevées, qui « offrent un potentiel de rendement stable et attractif ».

La révolution verte, source d’opportunités

En parallèle, plusieurs gérants sont revenus cet été sur l’essor des thèmes de la transition énergétique et de la révolution verte. Lynceus Partners a insisté sur le potentiel du secteur des métaux de base, essentiels à l’essor des énergies renouvelables. De con côté, Carmine de Franco, directeur de la recherche Ossiam, a rappelé l’importance cruciale de l’immobilier et notamment de la rénovation immobilière dans la lutte contre le changement climatique. A cet égard, l’expert estime que le Suisse Sika figure parmi  les mieux placés pour bénéficier des investissements massifs des États dans la transition énergétique. De leur côté, Roni Michaly, président de Galilee Asset Management, et Aurélien Lux, analyste chez la société de gestion ont mis l’accent sur la thématique smart cities (Villes Intelligentes), clé de voute du développement durable. Rony Michaly enfin, a recommandé de surveiller la filière bois, soutenue par trois mégatendances : la transition énergétique, l’émergence des classes moyennes et les évolutions démographiques.

Le fonds en euros reprend des couleurs

Toujours côté placements, Xavier Bretault, directeur de l’ingénierie gestion privée pour le cabinet de gestion de patrimoine Financière d’Orion, est revenu sur l’impact négatif de la hausse du taux du Livret A sur la collecte de l’assurance vie. Dans ce cadre, le professionnel recommande de profiter des promotions proposées par les assureurs pour collecter. « En 2023, on pourrait se rapprocher d’un rendement de 3 % ou 4 % selon les offres », estime-t-il. Ce dernier a également rappelé que le Private Equity constituait un placement de long terme. « Ce n’est pas un produit pour tout le monde. Les primo-épargnants, qui peuvent avoir besoin de liquidité, ne doivent pas aller sur ces placements-là », a prévenu Xavier Bretault.

Le succès de Remake AM se confirme

Alors que le secteur de l’immobilier suscite des interrogations croissantes à mesure que les grandes sociétés de gestion abaissent la valeur de parts de certaines de leur SCPI, Nicolas Kert, co-fondateur de la société Remake AM, a affiché sa confiance, estimant que cette situation créait des opportunités pour les gérants agiles. Remake Live fait d’ailleurs partie des SCPI à avoir augmenté récemment le prix de ses parts de 2 % (au 1er juin 2023). Pour justifier cette performance dans un environnement perturbée par la forte remontée des taux, les gérants expliquent avoir « décidé dès le second semestre 2022 de sortir du marché français qui, selon nous, ne corrigeait pas suffisamment rapidement ».  Nicolas Kert en revanche souligne la stratégie opportuniste mise en place, notamment en Irlande. « Les SCPI ont des liquidités. Or il y a des opportunités en Irlande. On voit des vendeurs étranglés par le poids de leur dette et qui doivent vendre à tout prix ».  Remake Live se retrouve en position de force sur des marchés désertés par les acquéreurs pour négocier avec les vendeurs des prix largement décotés. Signe de la confiance des investisseurs, le bilan de mi-année de Remake Live montrait une collecte de 175 millions d’euros.

Le digital, la robotique et l’IA, les thématiques qui intéressent la finance

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Dans cette édition, Riches-Flores Research , Otptigestion, Ossiam, Financière Galilée, Le Groupe Orion, Tygrow, Tylia Invest, Remake AM.

  • Les gérants appellent à une sélectivité accrue.
  • Le Private Equity : les acteurs oeuvrent pour la démocratisation.
  •  SCPI : vers une meilleure comparabilité des rendements

En avril, les marchés actions ont poursuivi leur progression alors que l’inflation et le risque de récession continue d’inquiéter les investisseurs. « Après la publication de créations d’emplois dans le secteur privé américain contrastées en mars, le risque d’une récession technique réapparait alors que les banques centrales n’ont pas encore gagné leur combat contre l’inflation », observe Véronique Riches-Flores, économiste du cabinet RichesFlores. Dès lors, les opérateurs attendaient avec intérêt les chiffres de l’inflation américaine du mois de mars. « L’inflation et la lecture que les membres de la Fed font de la situation conjoncturelle à l’aune des effets de la crise bancaire seront, sans doute, décisifs » pour décider de poursuivre ou non le cycle de resserrement monétaire, souligne l’économiste indépendante. Dans ce cadre, les investisseurs ont bien accueilli l’annonce d’un ralentissement plus marqué que prévu de l’inflation en mars aux États-Unis. « L’inflation n’a pas disparu mais reflue bel et bien », assure Véronique Riches-Flores. Cet essoufflement renforce le scénario d’une hausse de 25 points de base du taux des fonds fédéraux en mai, avant une pause à l’avenir alors que la récession menace et que le secteur bancaire américain montre des signes de faiblesses. « Nous demeurons dans une période d’incertitude. Ainsi, croire que la crise bancaire du mois de mars est terminée et sera sans conséquence sur l’économie est certainement prématuré à ce stade », prévient Nicolas de Zaluski, secrétaire général d’Optigestion. En Europe, les statistiques dévoilées au cours du mois ont plaidé pour un atterrissage en douceur de l’économie, ce qui devrait inciter la Banque centrale européenne (BCE) à prolonger son tour de vis alors que l’inflation reste élevée, estime Véronique Riches-Flores.

Du côté des entreprises, les marchés ont été rassurés par les résultats trimestriels plus robustes que prévu des géants américains de la Tech à l’image d’Alphabet, Microsoft ou Meta Platforms.

Le luxe continue de briller

Sur le Vieux Continent, les performances de LVMH et Hermès ont permis au CAC 40 de battre de nouveaux records. LVMH a récemment touché les 500 milliards de dollars de valorisation en Bourse (près de 453 milliards d’euros), une première pour une société européenne qui représente désormais 13 % de l’indice CAC 40, rappelle Nicolas Domont, gérant chez Optigestion. Paradoxalement, une telle pondération est susceptible de pénaliser les gérants européens, la réglementation (UCITS) limitant en effet à 10 % maximum l’allocation d’un fonds actif à une action. « Un fonds actif va toujours être sous-pondéré, donc si LVMH fait de belles performances, il va avoir du mal à suivre l’indice parisien à la hausse », explique Paul Lacroix, responsable de la structuration chez Ossiam. 

Du côté des plus petites valeurs, le secteur de le l’électricité verte a continué de susciter l’intérêt, à condition de bien les choisir, souligne Carmine de Franco, directeur de la recherche chez Ossiam. Plus globalement, observe Ossiam, « les indices de référence alignés sur l’accord de Paris attirent l’attention d’un nombre toujours plus grand d’investisseurs, en quête de stratégies actions cœur de portefeuille qui accompagnent efficacement la transition vers une économie neutre en carbone ».  De son côté, Roni Michaly, président de Financière Galilée, met en avant, les thématiques qui surperforment depuis le début de l’année, en particulier la robotique et l’Intelligence artificielle (IA). « Depuis le début de l’année, nous avons renforcé plusieurs thématiques, comme la robotique, qui répondent à trois de nos impératifs d’investissements : une tendance structurelle à la croissance, la transversalité, en l’occurrence touchant plusieurs secteurs et une présence forte à l’international », précise le dirigeant.

Acquisitions et innovations dans la gestion d’actifs

Du côté de l’industrie de la gestion d’actifs, Financière Galilée complète sa gamme de Fonds Internes Dédiés (FID) luxembourgeois d’une offre investie à 100 % en structurés. « Dans un environnement incertain, les solutions structurées permettent de bénéficier d’un potentiel de rendement attractif, tout en permettant, selon les cas, de limiter les risques ou de maximiser le rendement », explique Roni Michaly.

Le Groupe Orion poursuit, lui, sa croissance externe en prenant une participation majoritaire dans 15 cabinets de gestion en patrimoine.  Lors de la Convention de l’Anacofi 2023 organisée début avril, Emmanuel Angelier, le président de la société quimpéroise a rappelé son ambition de digitaliser l’activité du CGP « pour ne plus faire barrage à son expertise ».

Le digital reste également au cœur des préoccupations des acteurs du Private Equity, comme le rappellent les co-fondateurs de Tygrow, Nicolas Baboin et Florent Colombet : « Le papier et le mail ne fonctionnent pas pour traiter un nombre important d’investisseurs. Seul le digital permet d’adresser cette volumétrie », expliquent les co-fondateurs. La société « entend rendre l’investissement en Private Equity accessible à tous », souligne Florent Colombet.

Une ambition également affichée par Tylia invest qui a été choisi par Bpifrance pour accompagner le lancement de BEA 1, le troisième fonds grand public de la Banque publique d’investissement. « Nous sommes fiers d’avoir été choisis par les équipes de Bpifrance et de mettre à leur disposition notre expertise métier et nos outils technologiques pour accélérer la digitalisation de l’investissement non coté, et ainsi de contribuer à la démocratisation du Private Equity en France », déclare Stéphane Lubiarz, Président de Tylia. Ce fonds, accessible dès 1 000 euros, mise sur une stratégie d’investissement plus risquée que les deux précédents. « Le fonds est bien entendu aussi éligible en assurance vie et au PER en Unité de Compte. Pour BE1 et BE2, l’UC a représenté 70 % de la collecte », a précisé Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance.

Du côté de l’investissement en immobilier, David Seksig, directeur général et co-fondateur de Remake AM, dresse le bilan de la première année d’existence de cette jeune société de gestion d’actifs immobiliers. Marquée, notamment, par le lancement de Remake Live. Le dirigeant se félicite par ailleurs de la nouvelle méthode de calcul du taux de distribution des SCPI, qui permet une meilleure comparabilité des rendements affichés par les SCPI. Signe du dynamisme et des perspectives de Remake, la société annoncé le recrutement d’un gérant senior spécialisé sur le marché européen et auparavant chez Perial. L’équipe, aujourd’hui composée de 11 personnes spécialisées dans l’immobilier et la gestion d’actifs, entend désormais « doubler la capitalisation de son fonds Remake Live », a précisé Benoit Cony, associé & directeur des partenariats chez Remake, à l’occasion de la Convention Anacofi 2023.

Les banques centrales dans le viseur des investisseurs

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Dans cette édition, Riches-Flores Research , Otptigestion, Lynceus Partners, Financière Galilée, Ossiam, Le Groupe Orion, IFFEC, Tygrow, Tylia Invest, Remake AM.

  • La posture des banques centrales au cœur des incertitudes
  • Le Private Equity : la digitale est à l’œuvre.
  • Immobilier : les opportunités des villes en restructuration 

En mars, les actifs à risque ont progressé dans un environnement de marché volatil. La première quinzaine a été particulièrement mouvementée pour les indices actions. Les investisseurs ont d’abord salué la reprise de l’économie chinoise. « Non seulement le PMI manufacturier remonte franchement en zone de croissance mais retrouve un niveau qu’il n’avait pas connu depuis avril 2012 », a commenté l’économiste Véronique Riches-Flores, du cabinet RichesFlores. « Le rattrapage post-Covid est donc bel et bien enclenché et porte ses fruits dans tous les secteurs de l’économie, y compris, la construction », a-t-elle poursuivi. Mais la prudence est rapidement revenue sur les marchés, les investisseurs redoutant la poursuite encore un certains temps des politiques monétaires restrictives des banques centrales face une activité encore robuste, un marché de l’emploi vigoureux et une inflation qui se raffermit. « Devant de tels résultats, la Réserve fédérale (Fed) comme la Banque centrale européenne (BCE) se trouvent démunies. Le seul outil dont elles disposent semble inefficace. Pour sauvegarder leur réputation, elles pourraient accentuer la pression ou la prolonger trop longtemps, au risque de favoriser un ralentissement très marqué dont il sera difficile de tempérer les effets », a expliqué Jacques de Panisse, gérant Optigestion.

La faillite de Silicon Valley Bank puis la chute de Credit Suisse ont provoqué une panique boursière. Le prix du Credit Default Swap (CDS) à un an (pour se protéger contre un évènement de crédit chez Credit Suisse) a explosé à la hausse en une semaine pour atteindre plus de 3 000 points de base, ce qui constitue « un évènement extrêmement rare », a révélé Patrick Chotard, PDG-fondateur de Lynceus Partners. « Face à la crainte d’une nouvelle crise financière, les mesures prises par la Reserve Fédérale (Fed) pour limiter les risques de contagion et le rachat de Credit Suisse par UBS orchestré par les autorités suisses ont rassuré les investisseurs et permis aux actions de rebondir », a observé Véronique Riches-Flores. De son côté, Roni Michaly, PDG de Financière Galilée a salué la rapidité d’intervention de Janet Yellen : « l’ancienne patronne de la Fed et actuelle secrétaire du Trésor des États-Unis, a pris très vite au sérieux les déboires de SVB en demandant aux banques américaines de reprendre les activités de SVB». Les conclusions de la réunion de politique monétaire de la Fed ont également participé au retour au calme, comme l’anticipait l’économiste indépendante. La banque centrale américaine a relevé d’un quart de point de pourcentage ses taux mais laissé entendre que la fin du cycle de resserrement monétaire approchait. Les marchés ont commencé à anticiper une première baisse des taux en juin, encouragés par les inquiétudes au sujet des banques américaines, a commenté Véronique Riches-Flores. Une prévision qui a été confortée par l’annonce d’un ralentissement de l’inflation aux États-Unis au mois de février.

 En zone euro, la BCE s’est montrée plus ferme en relevant ses taux de 50 points de base malgré les turbulences dans le secteur bancaire et en ouvrant la porte à d’autres relèvements, sans doute plus modestes, alors que la lutte contre l’inflation n’est pas terminée. « C’est sans doute le message que souhaitaient recevoir les marchés et celui que Mme Lagarde a voulu envoyer : si l’institution se permet de relever ses taux de 50 pb, c’est sans doute que la situation est maîtrisée, en effet, et que la BCE ne s’inquiète guère des risques de propagation associés à la crise bancaire en présence », a précisé Véronique Riches-Flores.

D’un point de vue sectoriel, le luxe a vécu un bref moment de volatilité dans le sillage de la crise bancaire, sans pour autant que cela ne suscite l’inquiétude de Roni Michaly.  Les valeurs du luxe ont d’ailleurs rapidement repris leur marche en avant grâce aux perspectives offertes par la réouverture de l’économie chinoise. L’exceptionnelle santé de LVMH a par ailleurs ravivé la spéculation sur un intérêt du numéro un mondial du secteur sur son rival suisse Richemont. Cette fusion permettrait à LVMH de « renforcer ses parts de marché dans l’horlogerie et la joaillerie », a souligné Financière Galilée. « Cette fusion pourrait offrir des synergies potentielles, avec une hausse de la part de marché et des économies d’échelle. LVMH conservera une image encore plus attrayante aux yeux des investisseurs, surtout si celle-ci fait l’acquisition d’un leader du luxe », a ajouté la société de gestion.

Les gérants à la manoeuvre

Dans un environnement volatil mais porteur pour les marchés financiers, les acteurs de l’industrie ont multiplié les initiatives pour sortir renforcés de cette séquence. Soucieux de faire profiter ses clients de la résistance des actions dans le monde, Ossiam a lancé un ETF sur les actions mondiales.
De son côté, le groupe Orion a pris une participation majoritaire dans quinze cabinets de gestion de patrimoine « avec comme objectif de poursuivre sa croissance à deux chiffres », a expliqué Emmanuel Angelier, président du groupe Orion. La structure bretonne se positionne ainsi comme un acteur majeur du secteur, a souligné son président.

Les professionnels de la finance ont par ailleurs accueilli avec intérêt le lancement de l’Institut Français de Finance et d’Economie Comportementale (IFFEC). « Indépendamment du niveau des connaissances financières, dans ce domaine, une bonne décision des individus, professionnels ou particuliers ne peut s’affranchir des aspects comportementaux déjà bien étayés par les travaux académiques », a déclaré Édouard Camblain, président de l’IFFEC.

Sur le front du Private Equity, la société de gestion Tygrow « digital native » a confirmé sa volonté d’accompagner la croissance du secteur en permettant aux gérants d’actifs non cotés de créer facilement leurs fonds et d’en digitaliser la gestion.

Enfin, du côté de l’immobilier, Remake AM a rappelé les atouts de l’investissement dans les villes en restructuration. Une stratégie très rentable, comme en témoigne la surperformance de sa SCPI Remake Live l’an dernier dont le rendement a atteint 7,64%. Pour atteindre cette performance la stratégie d’investissement de Remake Live est très diversifiée, avec des placements dans des secteurs tels que les bureaux, les commerces, les loisirs, la santé, ainsi que dans l’immobilier résidentiel social, a rappelé Nicolas Kert, président et co-fondateur de Remake AM.

Revue de Marchés, Février 2023

Les investisseurs férus d’actifs à risque ont vécu un mois de février chaotique.

Tout avait bien débuté dans l’espoir d’un ralentissement, voire d’une pause prochaine du cycle de resserrement monétaire des principales banques centrales alors que l’économie américaine affiche sa résistance.

« Le pessimisme excessif en fin d’année, l’abondance des liquidités, l’espoir d’une désinflation en cours et un ralentissement en vue beaucoup moins marqué que prévu, expliquent la hausse enregistrée depuis le début de l’année.

L’optimisme ambiant pourrait cependant être perturbé par l’absence marquée de visibilité », commente Jacques de Panisse, gérant chez Optigestion.

Un regain d’appétit pour le risque qui a profité logiquement aux valeurs jugées cycliques, comme l’observe Véronique Riches-Flores : « Cela ressemble au bon vieux temps, celui d’un appétit -apparemment sans limite- pour le risque qui entraîne dans son sillage les cycliques, les valeurs technologiques et, plus encore, les cryptomonnaies ».

 Cependant, la publication d’indicateurs économiques témoignant du dynamisme de l’activité économique comme l’accélération de l’emploi américain ou la hausse des ventes au détail en janvier ont ravivé la crainte d’une sévérité accrue de la Fed face à l’inflation.

L’inflexion des actions américaines a ainsi coïncidé avec le retournement du marché obligataire.

Tombé sous les 3,4 % le 2 février, le taux américain à 10 ans a rapidement rebondi pour atteindre 3,97% à la fin du mois, soit plus haut niveau depuis novembre.

« Les banques centrales n’ont pas fini leur travail.

Leur complaisance offre des opportunités que les investisseurs ne peuvent ignorer mais qui doivent être mises en perspective de ce que cela signifie en termes de risque d’être rattrapé par un nouveau cycle de hausse des taux d’intérêt », explique Véronique Riches-Flores.

En Europe et Royaume-Uni par exemple, le ralentissement de l’inflation semble loin d’être convaincant, poursuit l’experte.

Pour autant, les actions européennes, et notamment françaises ont longtemps résisté à la déprime de Wall Street grâce à des bons résultats d’entreprises et à des valorisations généralement dégradées sur le Vieux Continent.

Les valeurs bancaires françaises ont particulièrement brillé grâce à des excellents résultats financiers, soutenus par leurs pôles d’investissements et l’activité de crédit, comme le souligne l’économiste.

Pour autant, à la fin du mois, l’annonce d’une accélération inattendue de l’inflation aux États-Unis en janvier a précipité les Bourses mondiales dans le rouge et entretenu la remontée des taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique.

Dans cet environnement aussi volatil qu’incertain, certains investisseurs ont continué d’adopter une approche thématique rigoureuse de façon à profiter des grandes tendances qui structurent et vont structurer l’économie mondiale au cours des prochaines années.

À cet égard, Roni Michaly, PDG de Financière Galilée rappelle que la gestion thématique, c’était l’assurance pour une société de gestion de connaître le succès.

Sauf que cette gestion doit répondre à un cahier des charges précis, souligne le dirigeant qui a mis en avant le mois dernier un de ses thèmes de prédilection : l’éducation.

Au chapitre géopolitique, la guerre en Ukraine a continué de faire rage.

Pour tenter, une nouvelle fois, d’affaiblir Vladimir Poutine, l’Europe a mis en place une deuxième salve de sanctions visant le pétrole russe.

Après le brut en décembre 2022, les produits raffinés en Russie sont interdits depuis le 5 février, et un prix maximum est imposé au marché.

Pour compenser l’absence de diesel russe, l’Europe doit trouver de nouvelles sources d’approvisionnement.

« Par ordre de préférence, l’UE devrait d’abord se tourner vers les pays du Golfe, puis les États-Unis et l’Inde », estime Carmine de Franco, responsable de la recherche chez Ossiam.

Du point de vue de l’investisseur, l’expert a par ailleurs mis en avant l’intérêt d’investir dans le lithium, indispensable à la fabrication de batteries électriques.

Sur le front de l’immobilier, les chiffres de la pierre-papier pour 2022 ont été publiés.

Les SCPI ont enregistré l’an dernier une collecte nette record de 10,2 milliards d’euros contre 7,4 milliards d’euros en 2021, selon les chiffres dévoilés le mois dernier par ’Association Française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM).

Elles ont par ailleurs offert un rendement de 4,53%, plus élevé qu’en 2021 (4,49%).

La jeune SCPI Remake Live de Remake AM a affiché un taux de distribution de de 7,64%, soit deux points de plus que le rendement moyen pour l’ensemble des SCPI diversifiées.

Pour l’avenir, Nicolas Kert, président de Remake AM affiche sa confiance en dépit de la hausse des coûts de financement et de sa conséquence, une baisse des prix de la pierre.

On juge la performance de l’immobilier en la comparant à celle des autres classes d’actifs, souligne Nicolas Kert.

Les SCPI en deçà de 4,50 % de rendement n’offrent pas un surplus de gain très attrayant et devraient logiquement attirer moins de collecte. »

Revue de Marchés, janvier 2023

Les actifs à risque ont connu un mois de février mouvementé entre bonne dynamique d’activité et craintes de la poursuite du resserrement monétaire des banques centrales.

Aux États-Unis, après une fin d’année 2022 et un mois de janvier tonitruants liés à l’espoir d’un arrêt prochain des hausses des taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed), Wall Street a très rapidement calé, comme l’anticipait Jacques de Panisse, gérant chez Optigestion.

La publication d’indicateurs économiques témoignant du dynamisme de l’activité économique comme l’accélération de l’emploi américain ou la hausse des ventes au détail en janvier ont ravivé la crainte d’une sévérité accrue de la Fed face à l’inflation.

L’inflexion des actions américaines a ainsi coïncidé avec le retournement du marché obligataire.

Tombé sous les 3,4 % le 2 février, le taux américain à 10 ans a rapidement rebondi pour atteindre 3,97% à la fin du mois, soit plus haut niveau depuis novembre.

  En Allemagne et en France, le Bund et l’Obligation assimilable au Trésor (OAT) à 10 ans ont suivi une trajectoire similaire, leur rendement passant de 2% à 2,5% et de 2,5 % à 3 % respectivement sur la période.

Comme en 2022, cette hausse des taux a pénalisé les valeurs de croissance, comme l’explique Nicolas Domont, gérant chez Optigestion.

 Pour autant, les actions européennes, et notamment françaises ont bien mieux résisté grâce à des bons résultats d’entreprises et à des valorisations généralement dégradées sur le Vieux Continent.

Le secteur du luxe a particulièrement tiré son épingle du jeu grâce à réouverture de la Chine, observe Nicolas Domont.

Dans ce climat plus propice aux marchés européens, Ossiam a lancé un nouveau fonds négocié en bourse, le Ossiam Shiller Barclays CAPE Global Sector Value, coté sur cinq places boursières en Europe. Pour autant, à la fin du mois, l’annonce d’une accélération inattendue de l’inflation aux États-Unis en janvier a précipité les Bourses mondiales dans le rouge et entretenu la remontée des taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique.

Un regain de volatilité qui devrait conforter l’engouement des investisseurs pour les produits structurés assortis d’une garantie en capital, estime Patrick Chotard, Président Directeur Général de, Lynceus Partners, l’un des spécialistes européens des produits structurés.

Cet environnement de marché tourmenté n’a pas empêché la controverse autour de l’investissement responsable alors qu’une puissante vague anti-ESG déferle outre-Atlantique, comme le rappelle Frédéric Bach, responsable ESG/ISR chez Ossiam.

Selon lui cependant, la notion de durabilité continuera de s’installer dans le monde financier à condition que les différents acteurs, banques, gérants, investisseurs fassent preuve d’innovation et de transparence. À  cet égard, les perspectives sont encourageantes, observe Roni Michaly, PDG de Financière Galilée qui souligne que 60% des investissements dans l’énergie dans le monde en 2022 se sont dirigés vers les énergies propres.

Un thème au potentiel boursier qu’aucun investisseur ne peut plus ignorer, assure l’expert.

Selon lui, une autre thématique mérite de susciter l’intérêt des investisseurs, le luxe et lifestyle qui remplit trois critères fondamentaux : elle est structurelle, internationale, et transversale.

Surtout souligne Ron Michaly, cette thématique bénéficie d’une élasticité prix faible.

En effet, une hausse des prix ne se traduit pas par une contraction de la demande, ce qui permet aux groupes comme LVMH ou Hermès de ne pas souffrir de l’inflation et de protéger leurs marges.

Coté immobilier, l’engouement pour les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) ne faiblit pas. 

La collecte des SCPI devrait franchir la barre des 10 milliards d’euros en 2022, un niveau record Pour 2022, les acteurs anticipent un taux de distribution moyen compris entre 4,51% (France SCPI) et 4,70% (Linxea). Dans son observatoire, Linxea souligne l’arrivée « de nouvelles SCPI avec une stratégie dynamique qui se traduit par des rendements au-dessus de la moyenne, notamment Remake Live qui affiche un rendement de 7,64%. 

Lancée en février 2022 par Nicolas Kert et David Seksig, cette SCPI qui développe une approche sociale affiche pour l’année passée le meilleur taux de distribution du secteur et dépasse le meilleur taux de distribution servi pour 2021, de 7,10%.

Une première année brillante pour Remake Live qui confirme sa promesse de réconcilier performance et utilité.

COM’Value vous souhaite une bonne année 2022

La volatilité fait son retour

Les marchés actions ont débuté le mois de novembre avec vigueur grâce à des résultats d’entreprises globalement supérieurs aux attentes et une croissance toujours solide. Les investisseurs ont été également rassurés par le ton accommodant adopté en début de mois, par le président de la Réserve Fédérale Jerome Powell concernant son programme d’achats mensuels d’actifs lors de la réunion de politique monétaire, a souligné Jacques De Panisse, président d’Optigestion. « Les marchés ont un peu tendance à tout voir en rose… Il faut reconnaître que les communications des banques centrales se sont très bien passées : les annonces concernant le « tapering » et les taux ont été bien accueillies », a confirmé Patrick Guérin, co-directeur de la gestion chez Bordier & Cie France. Ignorant l’accélération de l’inflation et le ralentissement de la Chine pourtant mis en en avant par des spécialistes comme Xavier Gérard, gérant chez Optigestion ou l’économiste indépendante Véronique Riches-Flores, les investisseurs se sont renforcés sur les actions, permettant à de nombreux indices de tutoyer les sommets. Le CAC 40 a ainsi rapidement dépassé les 7 000 points, un niveau jamais atteint depuis 21 ans, avant d’atteindre le 17 novembre un record de clôture à 7 156 points. Mais, vendredi 26 novembre, alors que les Américains fêtaient à la fois Thanksgiving et le Black Friday, la détection d’un nouveau variant baptisé Omicron, annoncé comme très contagieux et plus résistant aux vaccins, a brusquement ravivé l’aversion pour le risque. Un scénario que redoutait Patrick Guérin. Les investisseurs ont fui les actions et les matières premières et notamment le pétrole, pour se rabattre sur les obligations souveraines, le yen et l’or, considérés comme des valeurs refuges. Logiquement, les secteurs liés à la réouverture des économies (hôtellerie, transport aérien, commerce) moteurs du rallye débuté en octobre, ont essuyé des prises de bénéfices tandis que des valeurs européennes comme celles de la santé ou de la grande consommation ont mieux résisté car plus défensives, une caractéristique soulignée par Benjamin Thomas, COO, de Lynceus Partners. La tendance a été similaire à Wall Street où les trois principaux indices, le Dow Jones, le S&P500 et le Nasdaq, ont enregistré au cours de la première quinzaine de nouveaux records avant de refluer. Dans cet environnement volatil, Jerome Powell, a renforcé l’incertitude en laissant entendre que la banque centrale américaine pourrait accélérer la réduction de ses achats d’actifs face à la hausse d’une inflation qu’il ne juge plus « transitoire » mais bien persistante, rejoignant ainsi l’analyse de bon nombre d’économistes, comme Véronique Riches-Flores. Au final, la correction a ramené les marchés européens à leur niveau de début d’octobre. Les marchés émergents ont principalement souffert des craintes sur la Chine et de la hausse des coûts matières premières liés aux problèmes d’approvisionnement.